La CRIET prononce une peine d’emprisonnement ferme contre l’ex-député Soumaïla Sounon Boké. Le juge a suivi le ministère public qui avait requis soixante mois de prison ferme et 10 millions de FCFA d’amendes.
La juridiction spéciale a rendu son verdict, mardi 12 mai 2026 dans cette affaire de message publié dans un groupe WhatsApp le jour du coup d'État déjoué. Interpellé pour avoir écrit « c’est la fête » dans un groupe WhatsApp le dimanche 7 décembre 2025, l’ancien député du parti “Les Démocrates” a été placé sous mandat de dépôt.
Il est jugé pour les faits d’« apologie de crimes contre la sûreté de l'État et incitation à la rébellion par le biais d’une communication électronique ». En publiant ce message, le parquet reproche à l'ex-député de soutenir les auteurs du coup d'État déjoué contre Patrice Talon. Mais pour sa défense, le prévenu a expliqué que le message incriminé était parti par inadvertance dans le groupe.
L’ex-député a indiqué que le message était destiné à un groupe WhatsApp d’anciens amis dans lequel se préparait des retrouvailles. Il a rejeté tout soutien aux militaires qui se sont attaqués aux institutions de l’Etat.
Dans sa décision rendue, mardi 12 mai 2026, la CRIET a reconnu la culpabilité du prévenu. La juridiction spéciale a condamné l’ex-député à soixante (60) mois de prison ferme et dix (10) millions de FCFA d'amendes. L’ancien parlementaire du parti “Les Démocrates” dispose de quinze (15) jours pour faire appel de la décision de la Cour.
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