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Hantavirus : alerte de l’OMS sur une maladie rare qui a déjà fait 03 morts

Hantavirus : alerte de l’OMS sur une maladie rare qui a déjà fait 03 morts

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a informé mardi 5 mai 2026 d’un foyer d’hantavirus un batau de croisière néerlandais bloqué au Cap-Vert dans l'Atlantique. Le bilan provisoire fait état de trois décès, d’un patient dans un état critique actuellement en soins intensifs en Afrique du Sud, et de trois personnes toujours à bord du navire.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a informé mardi 5 mai 2026 d’un foyer d’hantavirus un batau de croisière néerlandais bloqué au Cap-Vert dans l'Atlantique. Le bilan provisoire fait état de trois décès, d’un patient dans un état critique actuellement en soins intensifs en Afrique du Sud, et de trois personnes toujours à bord du navire.

Image d'illustration d'un virus

Image d'illustration d'un virus

Alerte sanitaire. L’Organisation mondiale de la santé informe de l’identification des cas d’hantavirus dans un navire de croisière qui transportait 147 personnes au total, dont 88 passagers et 59 membres d’équipage. Les personnes à bord du navire sont de 23 différentes nationalités.

 

«Au 4 mai, sept cas au total (deux confirmés et cinq suspects), dont trois décès, ont été recensés», peut-on lire dans le point de la situation publié mardi 5 mai 2026 par l’OMS sur son site internet. 

 

L’institution onusienne en charge de la santé indique qu’il y a aussi un patient d’hantavirus dans un état critique et actuellement en soins intensifs à Johannesburg, en Afrique du Sud.

 

Ces premiers chiffres ont conduit à une mobilisation rapide des équipes sanitaires de l’OMS dans plusieurs pays. Et pour cause, certaines des personnes décédées avaient récemment séjourné en Argentine, en Amérique du Sud, avant d’embarquer sur le navire de croisière le 1er avril 2026.

 

Une femme adulte débarquée du navire le 24 avril 2026 à Sainte-Hélène, présentait déjà des symptômes gastro-intestinaux. Son état s’est aggravé le 25 avril lors d’un vol à destination de Johannesburg, en Afrique du Sud. Elle est décédée le 26 avril, peu après son admission aux urgences. Le 4 mai, les analyses par PCR ont confirmé une infection au hantavirus.

 

L’autre raison de la mobilisation rapide activée par l’OMS, c’est que le navire en provenance de Ushuaia, en Argentine, le 1er avril 2026 a effectué de multiples escales dans des régions reculées et d’une grande richesse écologique, notamment l’Antarctique continental, la Géorgie du Sud, l’île Rossignol, Tristan da Cunha, Sainte-Hélène et l’île de l’Ascension. Au 4 mai 2026, le navire était amarré au large des côtes du Cap-Vert.

 

Une maladie rare mais potentiellement mortelle

 

Le hantavirus est une maladie rare mais grave, qui peut être mortelle, généralement transmise à l’humain par contact avec l’urine, la salive ou les excréments de rongeurs infectés ou par contact avec des surfaces contaminées.

 

L’exposition survient généralement lors d’activités telles que le nettoyage de bâtiments infestés de rongeurs, mais peut également se produire lors d’activités courantes dans des zones fortement infestées.

 

Les symptômes de cette pathologie peuvent inclure la fièvre, les nausées ou la diarrhée, ainsi que des difficultés respiratoires pouvant évoluer vers une forme de pneumonie.

 

Les recommandations sanitaires de l’OMS

 

L’OMS recommande de :

 

-se laver régulièrement les mains

 

-éviter tout contact avec les rongeurs ou leurs déjections

 

-assurer une bonne ventilation des espaces clos

 

-en cas de symptômes respiratoires, s’isoler et consulter rapidement un médecin

 

Prise en charge et traitement

 

En cas d’infection à hantavirus confirmée, les antibiotiques ne sont pas systématiquement indiqués. Cependant, avant d’établir un diagnostic définitif (et si une infection bactérienne est une possibilité diagnostique), ou en cas de suspicion de surinfection bactérienne, une antibiothérapie empirique à large spectre peut être appropriée.

 

La prise en charge clinique repose principalement sur une administration prudente de fluides, une surveillance hémodynamique et une assistance respiratoire.

 

À ce stade, l’OMS estime actuellement que le risque pour la population mondiale est faible. Aucune restriction de voyage n’est recommandée, selon l’institution onusienne, qui assure qu’elle continue de suivre la situation de près.

 
 

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