Félix Tshisekedi, président de la RDC. Ph: image d'archives
Au pouvoir depuis 7 ans, Félix Tshisekedi se dit prêt pour un troisième mandat si les Congolais le lui demandent.
Lors d’une conférence de presse accordée dans la soirée du mercredi 6 mai 2026 et retransmise en direct sur Kinshasa Télévision, le président congolais a abordé le principal sujet sur lequel il était attendu.
Il s'agit du débat autour d’une éventuelle réforme de la Constitution qui ouvrirait la voie à un troisième mandat du chef de l'État au pouvoir depuis 2019. Une initiative du camp présidentiel, vivement critiquée ces derniers mois par les Églises catholique et protestante.
«Je suis pour l'analyse, prendre des experts qui vont étudier cette Constitution parce qu'il y a beaucoup de difficultés à cela. Et cela ne doit pas être lié à un troisième mandat quelconque», a déclaré le chef de l’État.
Il a indiqué qu’il serait «heureux» de terminer ses deux mandats en laissant la RDC «sur de bons rails, surtout en lui léguant la paix».
Félix Tshisekedi précise tout de même que «si les Congolais me demandent de revenir au front, je suis à leur disposition tant que Dieu me donnera l'énergie nécessaire».
Selon ses mots, «si changement ou révision doit se faire, ce ne sera jamais sans consulter la population, le peuple congolais, c'est-à-dire par référendum».
Félix Tshisekedi affirme aussi qu'il n'y aura pas d'élection présidentielle en 2028 si la guerre dans l'Est du pays n'est pas terminée.
«Si on ne peut pas terminer cette guerre, malheureusement on ne saura pas organiser les élections en 2028», a-t-il indiqué.
Pour le président congolais, il ne peut y avoir d’élections avec la détérioration de la situation sécuritaire dans le Nord-Kivu, marquée par l’encerclement de Goma par le M23, permis par le soutien actif des Forces de défense du Rwanda.
«On ne va pas les organiser sans le Nord et le Sud-Kivu quand même. Comment est-ce qu'on va organiser les élections ?» a-t-il interrogé en comparant la situation à celle de l’Ukraine.
«Regardez en Ukraine, ça fait deux ans, il devait y avoir les élections. Le monde entier a compris que le président Volodymyr Zelensky ne peut pas les organiser», a-t-il évoqué.
0 commentaire
0 commentaire