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CRIET : un policier condamné à 5 ans de prison et 10 millions d’amendes pour apologie du crime

CRIET : un policier condamné à 5 ans de prison et 10 millions d’amendes pour apologie du crime

Au Bénin, la CRIET a rendu, mardi 5 mai 2026, son verdict dans le dossier d’un policier poursuivi pour apologie du crime. L’officier de la police judiciaire a été interpellé dans le cadre du coup d’État déjoué contre Patrice Talon.

Au Bénin, la CRIET a rendu, mardi 5 mai 2026, son verdict dans le dossier d’un policier poursuivi pour apologie du crime. L’officier de la police judiciaire a été interpellé dans le cadre du coup d’État déjoué contre Patrice Talon.

Les Policiers républicains

Les Policiers républicains

Peines d’emprisonnement ferme et plusieurs millions de FCFA prononcées contre un officier de la police judiciaire. La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a prononcé sa sentence à l’encontre d’un policier républicain. Officier de la police judiciaire, le prévenu est poursuivi pour « apologie de crime contre la sûreté de l’État, incitation à la haine via internet et incitation à la rébellion ». 

 

Dans sa décision, la CRIET a reconnu le policier coupable des faits qui lui sont reprochés. La Cour l’a condamné à cinq (5) ans de prison ferme et à dix (10) millions de FCFA d'amendes. Le prévenu dispose de 15 jours pour faire appel de la décision de la Cour s’il contexte verdict rendu par le juge. 

 

Un message pour "ramener à l’ordre" publié dans un groupe

 

Le fonctionnaire de police a été mis en examen après avoir publié un message dans un groupe WhatsApp. C'était le dimanche 7 décembre 2025 après le ouo d’État déjoué contre le président Patrice Talon. Le policier, en service à la Direction de police judiciaire (DPJ) avait plaidé non coupable lors de son inculpation. 

 

« Le prototype des Béninois, il ne faut jamais prendre des risques en leur noms. Si vous réussissez, ils vont vous applaudir mais si vous échouez c’est les mêmes qui vont vous condamner », a écrit l’agent de la DPJ dans un groupe de jeunes de Tanguiéta. La Cour lui reproche, à travers ce message de soutenir, les militaires auteurs du coup d'État déjoué. 

 

Convoqué à la barre à la première audience, le policier a reconnu son message. Mais il a expliqué que le message n’était pas destiné à soutenir les putschistes. « Je n’ai aucune intention de soutenir », a-t-il déclaré. L’agent de police a confié qu’il était dans la démarche de mettre fin aux débats menés par ses frères et stopper tous les commentaires le soir du dimanche 7 décembre 2025. 

 

Mais la défense du prévenu n'a pas convaincu le ministère public. Selon la substitut du procureur spécial, en tant qu’éclaireur, le policier ne devrait pas publier ce type de message. Il aurait même pu, estime la magistrate, s’abstenir et rester neutre. Elle a exprimé sa peine de voir un officier de la police judiciaire, connaisseur des textes de loi, se laisser aller à cette extrémité. 

 

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