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Exercice 2025 et perspectives: Ecobank Bénin consolide ses acquis et affirme ses ambitions dans un environnement difficile

Exercice 2025 et perspectives: Ecobank Bénin consolide ses acquis et affirme ses ambitions dans un environnement difficile

Réunis en assemblée générale mixte à Cotonou, le jeudi 30 avril 2026, les actionnaires de Ecobank Bénin ont validé des performances financières en progression, portées par une stratégie prudente et une adaptation continue à un contexte international sous tension.

Réunis en assemblée générale mixte à Cotonou, le jeudi 30 avril 2026, les actionnaires de Ecobank Bénin ont validé des performances financières en progression, portées par une stratégie prudente et une adaptation continue à un contexte international sous tension.

Des actionnaires de Ecobank Bénin qui votent à main levée lors de l'assemblée générale  mixte du jeudi 30 avril 2026 à Cotonou

Des actionnaires de Ecobank Bénin qui votent à main levée lors de l'assemblée générale mixte du jeudi 30 avril 2026 à Cotonou

Les comptes sont adoptés, les orientations précisées, et la trajectoire confirmée dans un climat d’attention soutenue. En assemblée générale jeudi 30 avril 2026 à Cotonou, les actionnaires  de Ecobank Bénin ont passé en revue l’exercice 2025 et les perspectives de l’institution. Face à eux, une direction mobilisée autour d’un mot d’ordre : maintenir l’équilibre dans un environnement marqué par des incertitudes persistantes.

 

Dès l’ouverture des travaux, le président du Conseil d’administration, Evariste Bonou, cadre les échanges. « Nous sommes réunis pour examiner les comptes et statuer sur les orientations de la banque dans un contexte économique marqué par de nombreuses tensions », déclare-t-il. Dans la salle, l’écoute est attentive, les documents circulent, les regards alternent entre les intervenants et les chiffres projetés.

 

L’ordre du jour s’articule autour d’une double session : une assemblée générale ordinaire, suivie d’une assemblée extraordinaire. Après les formalités d’usage, les discussions s’engagent sur les dynamiques économiques. « La croissance mondiale est restée modérée, avec un ralentissement dans certaines économies avancées, tandis que d’autres ont montré des signes d’amélioration », précise le président. Sur le plan régional, il insiste sur une activité soutenue, portée par une inflation contenue et des politiques monétaires favorables à l’économie.

 

Une performance portée par la rigueur et l’adaptation

 

Au fil des présentations, une ligne directrice se dégage : privilégier la solidité plutôt que la précipitation. La gestion du bilan s’inscrit dans cette logique, avec une sélection rigoureuse des engagements. Les crédits à la clientèle enregistrent un léger repli, conséquence d’arbitrages assumés. « Nous avons privilégié la qualité du portefeuille à la croissance rapide », confie le directeur général, Lazare Noulekou.

 

Cette orientation se reflète dans l’évolution des indicateurs. Les créances en souffrance reculent, les provisions suivent la même tendance, traduisant une meilleure maîtrise du risque. Dans un paysage bancaire concurrentiel, Ecobank Bénin conserve une position significative, avec des parts importantes sur les dépôts et les crédits.

 

La gouvernance interne s’appuie sur des mécanismes renforcés. Conformité réglementaire, contrôle des risques et organisation structurée constituent les piliers de cette discipline. « Le respect strict des normes constitue un levier de crédibilité et de performance durable », glisse un administrateur.

 

En avant le présidium qui a conduit les travaux de l'assemblée générale de Ecobank Bénin, ce jeudi 30 avril 2026 à Cotonou

 

Chargée de présenter le rapport de gestion, Nelly Tagnon Gambor détaille les principaux indicateurs. « L’exercice 2025 s’est déroulé dans un environnement international marqué par des tensions persistantes et des ajustements monétaires dans plusieurs grandes économies », indique-t-elle. Les résultats confirment cette capacité d’adaptation : « Le produit net bancaire s’établit à 44,98 milliards de francs CFA, en hausse de plus de 8 %, tandis que le résultat net dépasse les 18 milliards, avec une progression de 19 %. »

 

Dans la salle, les actionnaires suivent avec attention. Certains annotent les documents, d’autres échangent discrètement. Les interventions s’enchaînent, ponctuées de questions précises et de réponses techniques.

 

Cap sur la digitalisation et la diversification

 

Au-delà des performances financières, les discussions mettent en lumière les transformations en cours. La digitalisation s’impose comme un axe structurant. Déploiement de solutions de paiement, renforcement des canaux numériques et intégration dans l’écosystème régional d’interopérabilité figurent parmi les priorités affichées.

 

L’inclusion financière occupe également une place importante. Programmes dédiés aux femmes entrepreneures, campagnes de sensibilisation et partenariats stratégiques contribuent à élargir la base clientèle et à diversifier les sources de revenus. Le directeur général, Lazare Noulekou, intervient pour apporter des précisions sur plusieurs points techniques. Il revient notamment sur la gestion du portefeuille de crédits et les ajustements opérationnels engagés au cours de l’année.

 

Les décisions s’enchaînent ensuite. Les administrateurs reçoivent quitus pour leur gestion, les conventions réglementées sont validées après présentation des rapports des commissaires aux comptes. La gouvernance évolue également avec la fin du mandat d’un administrateur et la nomination de nouveaux membres appelés à siéger au Conseil. Dans l’assistance, les réactions traduisent une satisfaction mesurée. « Nous avons eu des réponses claires aux préoccupations soulevées », confie un actionnaire à l’issue des échanges.

 

La séance se prolonge avec l’assemblée générale extraordinaire, consacrée à la mise à jour des statuts. Les discussions portent notamment sur les modalités de désignation et la durée des mandats des commissaires aux comptes. Jusqu’aux dernières délibérations, l’attention reste soutenue. Les prises de parole se succèdent, les décisions sont adoptées.

 

Au terme des travaux, Clotilde Medegan Nougbode résume l’état d’esprit général : « Je repars avec un sentiment de satisfaction par rapport aux résultats présentés. Cela ne peut que nous encourager, nous actionnaires. » Elle ajoute : « Les choix opérés sécurisent les activités et répondent à nos attentes. »

 

Peu à peu, les dossiers se referment et la salle se vide. Les discussions se prolongent dans les couloirs, entre commentaires discrets et salutations. La séance s’achève sur ces échanges informels, après une journée consacrée aux comptes, aux décisions et à la vie de la banque.

 

 

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