Dorothée Sossa, président de la Cour constitutionnelle
Alea jacta est. Le sort est jeté concernant le recours sur l'absence du bureau du Sénat lors de la prestation de serment à venir du président élu du Bénin. Réunie en plénière spéciale ce mardi 5 mai 2026, la Cour Constitutionnelle a rendu son verdict après sa saisine par un recours en date du 28 avril 2026.
Le requérant, à travers son recours, entendait faire constater à la Cour l'impossibilité matérielle de réunir le bureau du Sénat pour la prestation de serment de Romuald Wadagni, le 24 mai prochain. Ceci, alors que l'article 53 de la Constitution dispose que le serment du Président élu est reçu par le président de la Cour Constitutionnelle devant les autres membres de ladite Cour, l’Assemblée nationale, les bureaux du Sénat, de la Cour suprême et de la Cour des comptes.
L'auteur du recours souhaitait ansi que la Haute juridiction puisse tirer les conséquences de droit de cette absence projetée du bureau du Sénat à la prestation de serment du Président élu.
Au terme de l'examen de la requête, la Cour constitutionnelle a jugé irrecevable le recours. La Haute juridiction a justifié sa décision par la qualité du requérant. La Cour estime que le requérant n’est pas habilité à la saisir sur cette question. Elle souligne que seuls les organes et institutions de la République sont compétents pour introduire un tel recours pour examen.
En attendant qu'une institution ou un organe habilité saisisse la Cour, le débat va bon train sur la validité ou non du serment à venir du successeur de Patrice Talon à la tête de l'Etat en l'absence du bureau du Sénat à la cérémonie de prestation.
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