Vue de la cérémonie d'ouverture du SIMA 2025
Du 12 au 13 novembre, Cotonou deviendra un point de rencontre pour les professionnels de la musique et, plus largement, des industries créatives africaines. Pour sa troisième édition, le SIMA affiche une ambition qui dépasse la scène : faire de la musique un véritable levier d’influence et de création de valeur.
Le thème retenu pour cette édition résume cette orientation : « Musique africaine : de la scène au pouvoir d’influence ». Le rendez-vous revient après une précédente édition qui avait réuni plus de 6 700 participants et plus de 3 000 professionnels.
Co-fondé en 2022 par l’entrepreneur culturel Mamby Diomandé et l’artiste-producteur Pit Baccardi, le SIMA veut consolider son rôle de plateforme de rencontres entre artistes, producteurs, investisseurs, institutions et marchés. L’édition 2026 bénéficie notamment du soutien du ministère béninois de la Culture, des Arts et du Patrimoine, du ministère du Tourisme et du Commerce extérieur, de la Fondation BOAD, de la SACEM, Sony Music et Warner Music Africa.
Trois priorités pour faire évoluer le secteur
La programmation reposera sur trois axes. Le premier concerne la compétitivité et l’internationalisation, avec l’objectif de faciliter l’exportation des talents africains. Le deuxième mise sur les passerelles entre musique, mode, cinéma, tourisme ou sport. Le troisième s’intéresse aux politiques publiques, à la propriété intellectuelle et à la régulation.
Les mutations technologiques auront également leur place, avec des échanges consacrés notamment à l’intelligence artificielle, aux nouveaux modes de création et à la diffusion des contenus. « La musique africaine n’est plus seulement un phénomène culturel : elle est devenue une force d’influence », souligne Mamby Diomandé. Pour le cofondateur du SIMA, le défi consiste désormais à convertir cette influence en retombées économiques : monétisation des contenus, investissements, emplois et création de valeur.
Une semaine entre création et rencontres professionnelles
Les activités débuteront avant les journées professionnelles. Du 7 au 11 novembre, le SIMA Lab. Music réunira artistes et beatmakers autour d’une résidence destinée à produire un EP collaboratif, dont la distribution est envisagée par une major internationale.
Les 12 et 13 novembre, panels et rencontres professionnelles aborderont notamment les droits d’auteur, l’intelligence artificielle, la mobilité, le financement et les nouveaux marchés. Un temps sera aussi consacré au rapprochement entre football et musique, deux secteurs considérés comme des vecteurs majeurs d’influence sur le continent.
Côté découverte, Makaya offrira une scène aux jeunes talents, notamment venus du Togo, du Kenya et de Madagascar. Le programme prévoit également la remise du Prix Hamed Bakayoko, destiné à distinguer un mécène engagé dans le développement des industries culturelles africaines.
Le SIMA se poursuivra enfin le 14 novembre avec un circuit touristique organisé avec Bénin Tourisme. Artistes, professionnels et invités internationaux pourront découvrir plusieurs sites et facettes du patrimoine béninois.
En associant création, rencontres d’affaires, réflexion sur les politiques publiques et découverte du pays hôte, le SIMA 2026 entend faire de Cotonou un espace où la musique africaine ne se contente plus d’être écoutée, mais devient aussi un terrain de connexions et d’opportunités.
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