Bertin Bada, coordonnateur général du Conseil supérieur de mise en œuvre de l’Église du christianisme céleste
Plus de quarante ans de divisions ne s’effacent pas en quelques jours. C’est dans ce contexte que Bertin Bada s’adresse aux fidèles de l’Église du christianisme céleste, engagés dans un processus de réunification qui, selon lui, « avance progressivement ».
Dans son message en date du 16 septembre 2026, le coordonnateur général du Conseil supérieur de mise en œuvre de la réunification de l’Église du christianisme céleste (CSMo) commence par saluer les prières, encouragements et contributions reçus depuis le lancement du processus. Il dit également entendre les interrogations exprimées par les différentes sensibilités.
Patience et dialogue
Pour Bertin Bada, la réunification ne peut se construire sans l’implication de tous. « Toutes les sensibilités doivent pouvoir être entendues et toutes les portes du dialogue doivent demeurer ouvertes », insiste-t-il. Le coordonnateur reconnaît que le processus suscite aussi des préoccupations. Mais il invite les fidèles à ne pas laisser les divergences raviver les tensions. « Nous pouvons avoir des opinions différentes sans cesser d'être frères et sœurs en Jésus-Christ », écrit-il.
Son appel porte particulièrement sur la manière de s’exprimer, notamment dans les échanges publics. Il demande à chacun de mesurer la portée de ses propos avant de parler, d’écrire ou de publier. Une question doit, selon lui, guider chaque prise de parole : « Ce que je m’apprête à dire rapproche-t-il les frères ou contribue-t-il davantage à les diviser ? »
Préparer l’après-division
Bertin Bada inscrit cette démarche dans une perspective plus large : transmettre aux générations futures une Église « davantage unie autour de l’essentiel : Jésus-Christ ». S’appuyant sur l’Évangile, il invite les fidèles à prier, à davantage s’écouter et à ne pas transformer leurs différences en nouvelles sources de division.
À travers ce message, le responsable du CSMo rappelle ainsi que la réunification reste un processus collectif, qui demande du temps, de l’écoute et de la retenue. L’enjeu, pour lui, est désormais de faire de la recherche de la paix un point de rencontre entre les différentes sensibilités de l’Église.
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