societe

Jeu-concours « Droits et devoirs des enfants » au Bénin : Colombe Dansou sacrée championne, ce qu’il faut retenir de la 3è édition

Jeu-concours « Droits et devoirs des enfants » au Bénin : Colombe Dansou sacrée championne, ce qu’il faut retenir de la 3è édition

A l’issue de la finale du jeu-concours « Droits et devoirs des enfants », Colombe Kpochan Dansou a remporté le premier prix. Elle fait part de ses émotions et a lancé un appel aux autres enfants à ne pas rester en marge des prochaines.

A l’issue de la finale du jeu-concours « Droits et devoirs des enfants », Colombe Kpochan Dansou a remporté le premier prix. Elle fait part de ses émotions et a lancé un appel aux autres enfants à ne pas rester en marge des prochaines.

Remise de prix à la lauréate de l'édition 2026 du jeu-concours "Droits et devoirs des enfants"

Remise de prix à la lauréate de l'édition 2026 du jeu-concours "Droits et devoirs des enfants"

Colombe Kpochan Dansou est la lauréate du jeu-concours « Droits et devoirs des enfants ». La compétition est organisée par la Direction de la protection juridique et judiciaire de l'enfance (DPJJE). Finaliste après la sélection minutieuse des 1155 enfants inscrits, la candidate âgée de 16 ans s’est adjugée la première place avec une moyenne de 16,80/20.

 

Elle devance Lionel Évrad Djèdji (12,50) et Emmanuel Ébénezer Chanou (09,25). Les lauréats ont été distingués. Chacun d’eux a reçu un sac de fournitures scolaires, une tablette, des ouvrages, un dictionnaire, un vélo et d’un ordinateur portatif en plus pour la première.

 

 

Un mélange d’émotions

 

La lauréate dit être passée par différentes émotions avant la "grande victoire". Après avoir reçu le prix de la première place, Colombe Dansou s'est exprimé sur l’importance du jeu concours. Selon elle, la finale n’était pas une mince affaire. « Cette finale a été très émouvante avec le stress et la peur, au final quand j’ai été déclarée lauréate, j’étais super fière de ce que j’ai pu accomplir », a-t-elle indiqué.

 

Désormais ambassadrice des « droits et devoirs des enfants », Colombe Dansou veut réaliser tout ce qu'elle a promis « et rassembler encore plus d’enfants du Mono à honorer le département sur les droits et devoirs des enfants ». Comme le dit l’adage « Aux âmes bien nés la valeur n’attend le jour des années », la lauréate a invité les autres enfants à ne pas hésiter à participer au concours. Selon elle, la chance peut leur sourire aussi.

 

 

« Dès qu’ils ont la capacité de discernement ils peuvent s’inscrire à ce concours et tenter leur chance. Il y a de grandes chances qu’ils puissent réussir comme moi », a-t-elle fait savoir. Colombe Dansou dit avoir beaucoup appris en participant à ce concours. « J’ai beaucoup appris sur les droits et devoirs des enfants, les manières de les réclamer, de les défendre auprès de ceux qui les bafouent », a souligné l’élève en classe de terminale.

 

 

Objectifs et vision

 

Représentant le ministre Garde des sceaux, le directeur de cabinet du ministre, Florentin Gbodou a salué l’approche utilisée par la Direction de la protection juridique et judiciaire de l'enfance. « L’appropriation par les enfants de leurs droits et devoirs, à travers des activités ludiques comme les jeux concours contribue plus efficacement au renforcement des connaissances tant de leurs droits et devoirs que des différents instruments qui les instituent au plan international et national », a-t-il noté.

 

En s'inspirant du modèle des jeux concours pour inculquer aux enfants, leurs devoirs et les sensibiliser sur leurs droits, soutient le DC, la DPJJE leur offre l'occasion de jouir de loisirs sains, mais aussi de participer activement à ces moments de divertissement instructif. « Cette démarche se veut d'éviter à nos enfants de tomber dans l'oisiveté qui les conduit à des déviances comportementales préjudiciables à la poursuite de leur cursus scolaire », a analysé Florentin Gbodou.

 

 

Le jeu concours droits et devoirs des enfants a pour objectifs, selon le directeur Arnaud Toffoun, de sensibiliser les enfants sur leurs droits et leur devoirs, de les aider à mieux connaître leurs droits et leurs devoirs. « C’est en connaissant leurs devoirs qu’ils pourront davantage être des citoyens capables de contribuer au bien-être social », a-t-il souligné. L'initiative, a expliqué ce responsable, porte sur un jeu pour permettre aux enfants de combiner divertissement et apprentissage. « Nous sommes en vacances et en cette période les enfants ont besoin de se distraire dans l’apprentissage. C’est-à-dire l’apprentissage au détriment des loisirs », a-t-il signifié.

 

Le jeu concours, poursuit-il, se veut une occasion de sensibilisation et d’apprentissage des droits et devoirs des enfants. Il attend de ces enfants qu'ils soient les ambassadeurs de la sensibilisation sur leurs droits et devoirs auprès de leurs pairs. « Je suis assuré qu’une fois retournés dans leurs milieux, ils pourront davantage impacter ces milieux et alors nous pourrons être à même de dire que les enfants connaissent leurs droits mais ils connaissent davantage leurs devoirs et que la société se porte mieux », espère Arnaud Toffoun.

 

 

Les 03 nouveautés de la 3è édition

 

La 3è édition du jeu concours est une édition spéciale. C’est le directeur de la Protection juridique et judiciaire de l’enfance, Arnaud Toffoun qui le dit. Selon lui, trois actes ont marqué cette édition 2026 du jeu concours. Cette édition, a-t-il souligné, a reçu un cachet spécial de l’Unicef qui a soutenu les enfants en s’impliquant dans la formation. « L’organisation (onusienne, Ndlr) était au début et à la fin », a-t-il déclaré.

 

Le directeur a également évoqué l’implication des médias dans la vulgarisation et la sensibilisation. Cette édition, confie-t-il, est spéciale dans la mesure où les prix ont été rehaussés avec des vélos. « Ces vélos visent à assurer la mobilité des ambassadeurs et leur permettre de pouvoir impacter davantage les enfants de leurs milieux », a-t-il souligné.

 

 

Armand Toffoun est revenu sur l’intérêt du jeu concours qu’il trouve nécessaire pour l’éducation des enfants. « Il est nécessaire de le faire parce que les enfants vous répéteront les yeux fermés leurs droits, mais il n’est pas aussi évident qu’ils connaissent toujours leurs devoirs. Ou s’ils le connaissent, cela ne vient pas toujours à l’esprit pour eux quand ils doivent parler ou agir pour respecter leurs devoirs », a fait remarquer le directeur.

 

Pour lui, un enfant qui respecte ses devoirs est un enfant qui n’utilise pas la violence comme arme et un citoyen convaincu, déterminé à contribuer au bien-être de sa société dans la sagesse.  

 

0 commentaire

0 commentaire