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Protection sociale agricole: intrants, assurance maladie, retraite… ce que le nouveau programme réserve à 2000 producteurs de maïs

Protection sociale agricole: intrants, assurance maladie, retraite… ce que le nouveau programme réserve à 2000 producteurs de maïs

Le gouvernement béninois lance une phase pilote de son Programme de productivité agricole et de protection sociale des agriculteurs. Dès la petite saison des pluies 2026, 2.000 producteurs de maïs bénéficieront d’un accompagnement combinant intrants, mécanisation, commercialisation, assurance maladie et préparation à la retraite. 05 choses à savoir sur ce programme.

Le gouvernement béninois lance une phase pilote de son Programme de productivité agricole et de protection sociale des agriculteurs. Dès la petite saison des pluies 2026, 2.000 producteurs de maïs bénéficieront d’un accompagnement combinant intrants, mécanisation, commercialisation, assurance maladie et préparation à la retraite. 05 choses à savoir sur ce programme.

Un champ de maïs Photo: DR

Un champ de maïs Photo: DR

Au Bénin, le soutien aux agriculteurs ne se limite plus aux intrants et à l’amélioration des rendements. Le gouvernement veut désormais expérimenter un dispositif qui associe production agricole, sécurisation des revenus et protection sociale.

 

Dans cette logique, le Conseil des ministres du mercredi 2 septembre 2026 a autorisé la mise en œuvre de la phase pilote du Programme de productivité agricole et de protection sociale des agriculteurs. Banouto vous présente 05 choses à savoir de ce programme pilote. 

 

 

1- Un échantillon de 2. 000 producteurs de maïs

Pour commencer, le dispositif cible 2.000 producteurs de maïs. Chacun exploitera en moyenne 1,5 hectare, soit environ 3.000 hectares concernés.

 

L’expérimentation est prévue pour la petite saison des pluies de 2026. L’objectif est de tester le modèle avant une éventuelle extension à d’autres filières et à d’autres zones agroécologiques du pays.

 

 

2- Des producteurs mieux équipés pour produire

 

Premier changement annoncé : l’accompagnement des producteurs sera renforcé. Le programme prévoit un paquet comprenant notamment des semences hybrides à haut rendement, des engrais, des produits phytosanitaires et des amendements de sols.

 

À ces appuis s’ajouteront des services de mécanisation et un conseil agricole renforcé. Les exploitations feront également l’objet d’un suivi numérique. Le gouvernement veut ainsi agir à plusieurs étapes de la production, et pas seulement sur l’accès aux intrants.

 

3- Pour une récolte mieux vendue

 

Produire davantage ne suffit pas si les récoltes peinent ensuite à trouver de preneur. Le programme prévoit donc de s’appuyer sur le Mécanisme national d’agrégation et de régulation des productions vivrières.

 

L’objectif est de faciliter l’écoulement des récoltes et de permettre aux producteurs de mieux tirer profit des gains de productivité réalisés. Autrement dit, l’approche annoncée cherche à agir à la fois avant et après la récolte.

 

4- Une assurance maladie pour toute la famille

 

L’autre nouveauté concerne la protection sociale. Les producteurs intégrés à la phase pilote pourront bénéficier d’une assurance maladie couvrant jusqu’à six personnes par ménage : deux adultes et quatre enfants.

 

La prime annuelle individuelle sera d’abord avancée par le programme. Elle devra ensuite être remboursée à partir d’une fraction de la production du producteur.

 

Le dispositif prévoit également un mécanisme de retraite et/ou de dépôt à terme, afin d’introduire une forme de protection financière à plus long terme pour les agriculteurs.

 

5- Un suivi numérique des parcelles

 

Le programme reposera enfin sur une plateforme numérique. Elle permettra d’identifier et de géolocaliser les producteurs et leurs parcelles. Le gouvernement prévoit également d’y suivre les opérations culturales, les intrants utilisés et les rendements.

 

 

À travers cette phase pilote, l’enjeu sera de vérifier si ce modèle intégré peut améliorer à la fois la productivité, les revenus et la protection sociale des agriculteurs. Les résultats obtenus avec les 2.000 producteurs de maïs pour la phase pilont vont permettre de déterminer les conditions d’une extension progressive du dispositif à d’autres producteurs et filières. 

 

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