Feu Séfou Fagbohoun
Un vétéran des affaires et de la politique dans le plateau s’en va. Séfou Fagbohoun n’est plus. La nouvelle de son décès est confirmée sur les réseaux sociaux par son proche Louis Vlavonou, vice président du Sénat.
Figure politique et opérateur économique, il laisse derrière lui un parcours marqué par les affaires, plusieurs mandats parlementaires et une forte influence politique dans sa commune Adja-Ouèrè, dans le département du Plateau,
Il s’était imposé dans la vie publique béninoise à travers le Mouvement africain pour le développement et le progrès (MADEP), formation politique qu’il a fondée en 1997 et dirigée pendant plusieurs années.
Séfou Fagbohoun a également présidé le club Dragon de l’Ouémé. Il était proche de l’ancien président de la République, le général Mathieu Kérékou.
La nouvelle de sa disparition intervient quelques mois seulement après la célébration de ses 80 ans. Le 26 janvier 2026, le patriarche avait réuni à son domicile d’Adja-Ouèrè des proches, des responsables politiques et des populations venues lui rendre hommage.
Louis Vlavonou pleure son «mentor»
La disparition de Séfou Fagbohoun fait également ressurgir les témoignages de ceux qui ont croisé son parcours.
Dans un hommage publié ce samedi 22 sur sa page Facebook, le vice-président du Sénat, Louis Gbèhounou Vlavonou, a particulièrement insisté sur le rôle joué par l’ancien patron du MADEP dans sa propre carrière politique.
L’ancien président de l'Assemblée nationale rappelle qu’en 2003, Séfou Fagbohoun lui avait accordé sa confiance en le portant sur la liste des candidats aux élections législatives.
« Je lui dois cette première chance. Je lui dois cette confiance initiale », écrit l’ancien président de l’Assemblée nationale.
Depuis cette première expérience, Louis Vlavonou a été élu à plusieurs reprises au Parlement, avant d’en devenir président. Il siège aujourd’hui au Sénat. Pour lui, une partie de ce parcours trouve son origine dans la confiance que lui avait accordée Fagbohoun deux décennies plus tôt.
Le vice-président du Sénat décrit ainsi le défunt comme un « patriarche », un « homme politique de conviction », un « homme d’influence », mais surtout comme un aîné ayant compté dans sa construction politique.
« Merci pour la confiance. Merci pour la main tendue. Merci pour le chemin ouvert », écrit-il en guise d’adieu au patriarche d’Adja-Ouèrè.
Pour Louis Vlavonou, cette disparition rappelle surtout l’importance de ceux qui, dans l’ombre, donnent à d’autres la première occasion de prendre leur place dans la vie publique.
«Adieu, Patriarche. Adieu, Mentor. Merci pour la confiance. Merci pour la main tendue. Merci pour le chemin ouvert. Que votre mémoire demeure», conclut le vice président du Sénat.
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