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Gouvernance locale au Bénin : écart entre crédits mobilisés et réalisations dans les communes, Janvier Yahouédéhou appelle les préfets à l'action

Gouvernance locale au Bénin : écart entre crédits mobilisés et réalisations dans les communes, Janvier Yahouédéhou appelle les préfets à l'action

Au Bénin, le ministre de la décentralisation et de la gouvernance locale, a présidé mercredi 16 septembre 2026, à Cotonou un dialogue de gestion avec les préfets des 12 départements. À l’occasion, Janvier Yahouédéhou a lancé un appel pressant à l’action pour les quatre derniers mois de l’année.

Au Bénin, le ministre de la décentralisation et de la gouvernance locale, a présidé mercredi 16 septembre 2026, à Cotonou un dialogue de gestion avec les préfets des 12 départements. À l’occasion, Janvier Yahouédéhou a lancé un appel pressant à l’action pour les quatre derniers mois de l’année.

Janvier Yahoudehou en séance avec le préfets le 16 septembre 2026 à Cotonou

Janvier Yahoudehou en séance avec le préfets le 16 septembre 2026 à Cotonou

Des préfets,  Janvier Yahouédéhou attend beaucoup pour les quatre derniers mois de l’année 2026. Huit mois après le lancement de l'exercice, le ministre de la décentralisation et de la gouvernance locale a fait le bilan de l’exécution budgétaire. « À la date du 31 août 2026, les ressources du ministère affichent un taux d’engagement de 74,71 % et un taux d’ordonnancement de 73,56 %, pour un taux d’exécution physique estimé à 40 % », a-t-il exposé soulignant un écart entre les crédits mobilisés et les réalisations sur le terrain.

« Il ne nous reste donc plus que quatre mois pour atteindre nos objectifs. Le moment est venu de regarder avec objectivité ce qui a été réalisé, d’identifier ce qui ne l’a pas encore été, de comprendre les difficultés rencontrées et, surtout, de décider des mesures correctives nécessaires », a-t-il ajouté à l’ouverture du dialogue de gestion avec les préfets, qui s’est déroulé, mercredi 16 septembre 2026 à Cotonou. 

 

 

Répondre aux besoins de la population

Pour  Janvier Yahouédéhou, la lecture strictement comptable de la performance des communes ne suffit pas. Car, justifie-t-il, « derrière chaque indicateur, il y a une politique publique. Derrière chaque activité, il y a un résultat attendu. Et derrière ces résultats, il y a les besoins de nos populations ». Par conséquent, a poursuivi le ministre de la décentralisation et de la gouvernance locale, « la performance d'une commune ne se mesure pas uniquement à son niveau d'exécution budgétaire » mais aussi « à la qualité des services que la commune rend aux populations, à sa capacité à rendre compte de son action, à écouter les citoyens, à recevoir et traiter leurs plaintes et réclamations et à apporter des réponses aux préoccupations qu’ils lui soumettent ».

 

Le ministre Janvier Yahouédéhou a plaidé pour l’intégration de la qualité des services rendus aux populations, la capacité à rendre compte et le traitement effectif des plaintes des citoyens. « Une administration locale qui ne rend pas compte, qui n’écoute pas les citoyens ou qui laisse leurs réclamations sans réponse crée de la distance et de la défiance. À l’inverse, une administration qui écoute, répond et rend compte renforce la confiance dans l’action publique », a-t-il soutenu. 

 

Le ministre Yahouédéhou en séance avec les préfets
Le ministre Yahouédéhou en séance avec les préfets

 

Pour accélérer la digitalisation de l’administration locale et développer une véritable culture de la performance et de l’excellence, Janvier Yahouédéhou a fait constater combien, il est important pour les autorités préfectorales de « mieux connaître nos territoires, disposer de données fiables sur chacune de nos 77 communes ». 

 

 

« Notre mission est de construire progressivement une gouvernance locale, fondée sur les résultats, la transparence, l’écoute du citoyen et la redevabilité », a insisté le ministre avant d’appeler à un dialogue de gestion franc. « Il ne s’agit pas de rechercher des justifications aux contre-performances. Il s’agit de comprendre les difficultés pour les résoudre. Il ne s’agit pas seulement de constater les écarts. Il s’agit de décider comment les corriger. Et surtout, il s’agit de déterminer ce que chacun doit faire, dans les quatre prochains mois, pour que nous puissions terminer l’année 2026 avec des résultats à la hauteur des ambitions du gouvernement ». 

 

Le ministre de la Décentralisation et de la gouvernance locale a annoncé qu'à l'issue des travaux, chaque programme et chaque structure devra repartir avec une feuille de route précise. « Ce qui doit être achevé, sous quel délai, sous la responsabilité de qui et avec quel résultat attendu », a signé le ministre exprimant sa volonté de sortir d’un dialogue de gestion qu’il qualifie de ‘’véritable instrument de pilotage’’.

 

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