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CRIET : un agriculteur jugé pour avoir appelé à la scission du Bénin

CRIET : un agriculteur jugé pour avoir appelé à la scission du Bénin

La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a examiné le dossier d’un agriculteur poursuivi pour « incitation à la rébellion ». Le prévenu est accusé d’avoir appelé au soulèvement au Bénin dans des publications.

La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a examiné le dossier d’un agriculteur poursuivi pour « incitation à la rébellion ». Le prévenu est accusé d’avoir appelé au soulèvement au Bénin dans des publications.

Un agriculteur risque la prison ferme pour avoir appelé au soulèvement et à la scission du nord et du sud au Bénin. Le mis en cause a comparu, lundi 11 mai 2026, devant le juge de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) à l’ouverture de son procès. Le prévenu, la cinquantaine, est poursuivi par le parquet spécial pour « incitation à la rébellion ».

 

Selon l’accusation présentée par la Cour lors du procès, l’agriculteur a fait des publications dans lesquelles il a invité les Béninois notamment ceux du septentrion à se séparer du sud Bénin. Convoqué à la barre, le prévenu a, dans un premier temps, rejeté les accusations. Face à l'évidence des preuves qui lui ont été présentées, le mis a fini par reconnaître la paternité des publications. Il a demandé la clémence de la Cour expliquant qu’il s’était laissé aller à la colère.

 

Réquisitions du ministère public

 

Dans son réquisitoire contre le prévenu, le représentant du ministère public a révélé d’autres éléments de preuves qui, selon lui, renforcent ses accusations. Le magistrat a fait savoir que le prévenu, dans l’une de ses publications, a déclaré qu’il était même à faire mobiliser des personnes à sa cause et inviter à un soulèvement. Le substitut du procureur spécial a fait savoir que le mis en cause est un créancier des structures de financements de l’agriculture au Bénin.

 

Le parquetier a déploré que le prévenu prenne de l’argent de l’État pour faire ses productions et veut se soulever contre les institutions de ce même État. Le représentant du ministère public, après avoir égrené ses reproches à l’agriculteur, a demandé à la Cour de le retenir dans les liens de la prévention.

 

Le magistrat a proposé au juge de condamner le prévenu à vingt-quatre (24) mois de prison dont douze (12) mois ferme et un million de FCFA d’amende.

 

Le délibéré est attendu le 6 juillet 2026.   

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