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Affaire Steve Wotto à la CRIET : poursuivi pour 03 chefs d'accusation, l'internaute plaide non coupable

Affaire Steve Wotto à la CRIET : poursuivi pour 03 chefs d'accusation, l'internaute plaide non coupable

L’activiste Steve Wotto a comparu, lundi 11 mai 2026, devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation, l’internaute a plaidé non coupable.

L’activiste Steve Wotto a comparu, lundi 11 mai 2026, devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation, l’internaute a plaidé non coupable.

Steve Wotto face au juge à la CRIET. Connu pour des propos virulents contre les autorités du Bénin, l’internaute béninois a comparu, lundi 11 mai 2026, devant la Cour deb répression des infractions économiques et du terrorisme à l’ouverture de son procès.

 

Interpellé le 21 avril 2026, Steve Wotto est poursuivi pour trois différents chefs d’accusation. L’internaute est devant la juridiction spéciale pour répondre des chefs d’accusation de : « harcèlement par le biais d'une communication électronique », « incitation à la rébellion » et « apologie du crime contre la sûreté de l’État ».

 

 

À l’ouverture de l’audience, le prévenu a rejeté en bloc ces accusations, plaidant « non coupable ».

 

 

Lors des débats qui ont suivi l’inculpation, l’attitude de Steve Wotto a conduit le président de céans à lui faire plusieurs rappels à l’ordre. Le prévenu a pris la parole à plusieurs reprises sans qu’elle ne lui soit accordée par le président de céans. Il avait de la peine à s’arrêter quand la cour lui ordonnait de se taire. Une situation qui a conduit le président de céans à faire usage de son maillet pour ramener le prévenu à l’ordre. 

 

L’ordre revenu, Steve Wotto s’est expliqué sur les circonstances de son arrestation. L'internaute a affirmé s'être rendu de lui-même au commissariat de Bohicon après avoir appris qu'il était recherché. Transféré par la suite au Centre national d’investigations numériques (CNIN) à Cotonou, il a confié à la barre avoir « craint pour sa vie » durant sa garde à vue, dénonçant ses conditions d'isolement.

 

Le juge a rassuré le prévenu de ce que sa vie ne pouvait être en danger avec les forces de l'ordre. Le magistrat a rappelé notamment la mission de protection des citoyens des forces de l'ordre qui ne peuvent porter atteinte à l'intégrité physique du prévenu.

 

Des aveux de « tentative de suicide » dans le PV

 

L'un des moments forts de l'audience a été la lecture du procès-verbal (PV) d'audition préliminaire. Selon les extraits lus par la Cour, Steve Wotto aurait tenu des propos alarmants devant l'officier de police judiciaire.

 

« J'ai peur des conséquences de tout ce que j’ai publié (...) Si j’avais eu tôt l’information, je me serais suicidé. J’ai attiré la honte sur toute ma famille », aurait-il déclaré devant les enquêteurs. 

 

Confronté à ces écrits suggérant une intention suicidaire par crainte des retombées de ses publications, le prévenu a tenté de s'expliquer. Mais la Cour a décidé d’interrompre l’exercice et de lui accorder le temps pour le faire lors de la prochaine audience prévue le 22 juin 2026. Le président des céans a assuré à Steve Wotto de ce qu'il aura le temps nécessaire de s’expliquer en détail sur le fond de l’affaire.

 

Steve Wotto a été arrêté après plusieurs la diffusion de plusieurs vidéos virulentes sur Facebook. Il lui est notamment reproché d'avoir critiqué l'organisation de la présidentielle du 12 avril 2026, affirmant sans preuve que plusieurs zones du septentrion n'auraient pas disposé de bureaux de vote.

 

 

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