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CES Bénin : la 8e mandature ouvre son premier grand chantier avec la modernisation de l’institution, ce qu'il faut retenir

CES Bénin : la 8e mandature ouvre son premier grand chantier avec la modernisation de l’institution, ce qu'il faut retenir

Installé depuis moins d’un mois, le nouveau bureau du Conseil économique et social (CES) a ouvert, mardi 18 août 2026 à Cotonou, la première session extraordinaire de la 8e mandature. Pendant trois jours, les conseillers doivent notamment examiner le projet de règlement intérieur de l’institution, à la lumière des récentes réformes législatives.

Installé depuis moins d’un mois, le nouveau bureau du Conseil économique et social (CES) a ouvert, mardi 18 août 2026 à Cotonou, la première session extraordinaire de la 8e mandature. Pendant trois jours, les conseillers doivent notamment examiner le projet de règlement intérieur de l’institution, à la lumière des récentes réformes législatives.

Les conseillers du Conseil économique et social niveau national lors de l'ouverture de la 4è session extraordinaire de l'année de l'institution, ce mardi 18 août 2026 à Cotonou

Les conseillers du Conseil économique et social niveau national lors de l'ouverture de la 4è session extraordinaire de l'année de l'institution, ce mardi 18 août 2026 à Cotonou

La 8e mandature du Conseil économique et social (CES) déjà  à l'œuvre. À peine installé, le bureau dirigé par Abdoulaye Bio Tchané engage déjà un chantier important : adapter le fonctionnement de l’institution aux nouvelles dispositions légales. Ouverte mardi 18 août 2026 à Cotonou, cette session extraordinaire est la quatrième de l’année pour le CES, mais surtout la première de la 8e mandature. Les travaux sont prévus pour durer trois jours.

 

À l’ouverture, le président du CES a donné le ton. « Nous sommes à un tournant », a déclaré Abdoulaye Bio Tchané, faisant référence aux réformes intervenues récemment dans le fonctionnement de l’institution. Parmi les changements évoqués figurent notamment la désignation de représentants du CES par l’Assemblée nationale, le rattachement des fonctions de Médiateur de la République au premier vice-président du Conseil ainsi que la clarification de certaines de ses attributions.

Abdoulaye Bio Tchané, président du Conseil économique et sociale, niveau national lors de l'ouverture de la 4è session extraordinaire de l'institution, ce mardi 18 août 2026 à Cotonou

Pour le président du CES, ces évolutions imposent une mise à niveau des règles internes. L’objectif est de permettre à l’institution de mieux jouer son rôle auprès des pouvoirs publics et des citoyens. « Nous devons parachever la modernisation de notre institution », a-t-il insisté.

 

Du règlement intérieur au plan stratégique

 

Au cœur de cette session figure le projet de règlement intérieur. Le document a été préparé par une commission ad hoc mise en place par Abdoulaye Bio Tchané, avec l’appui du Comité d’orientation et de supervision et du Comité technique. Le président du CES appelle désormais les conseillers à s’en saisir pleinement afin d’adopter un texte « rigoureusement conforme à la loi et résolument tourné vers l'avenir ».

 

Mais le chantier ne s’arrête pas à ce document. Abdoulaye Bio Tchané ambitionne également de doter le Conseil économique et social d’un Plan stratégique de développement institutionnel. Ce programme doit servir de feuille de route pour moderniser les services du CES et renforcer l’impact de ses actions.

 

Avant l’examen du règlement intérieur, les conseillers ont toutefois voulu mieux comprendre les réformes récemment adoptées par l’Assemblée nationale. Une communication consacrée à l’« esprit de la loi » leur a été présentée par Assan Seïdou, président du groupe parlementaire Bloc républicain. Le député avait porté, avec son collègue Aké Natondé, les propositions à l’origine des modifications apportées à la loi organique du CES et à celle portant institution du Médiateur de la République.

 

« Quand la loi sort, chacun interprète à sa manière, ou alors certains ne comprennent pas clairement », a expliqué Assan Seïdou. Son intervention visait donc à revenir sur les débats parlementaires et à clarifier les nouvelles responsabilités des membres et dirigeants du CES, ainsi que certaines questions pratiques désormais encadrées par la loi.

 

Les échanges ont été nourris par les questions des conseillers. Selon le député, ces discussions ont permis de « dissiper ce flou-là » et d’apaiser les préoccupations avant l’examen du règlement intérieur.

 

Cette première session extraordinaire donne le ton de la 8e mandature. Entre adaptation aux réformes, nouveau règlement intérieur et futur plan stratégique, le CES entend poser les bases d’une institution plus moderne. Pour Abdoulaye Bio Tchané, l’ambition est de rendre le Conseil « plus utile, plus performant et plus résilient » dans l’architecture institutionnelle du Bénin.

 

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