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Frontière Bénin-Niger : ce qui retarde encore la réouverture selon Wilfried Houngbédji

Frontière Bénin-Niger : ce qui retarde encore la réouverture selon Wilfried Houngbédji

Alors que la frontière entre le Bénin et le Niger reste fermée, Cotonou estime avoir rempli sa part des engagements. Pour Wilfried Houngbédji, la balle reste dans le camp de Niamey.

Alors que la frontière entre le Bénin et le Niger reste fermée, Cotonou estime avoir rempli sa part des engagements. Pour Wilfried Houngbédji, la balle reste dans le camp de Niamey.

Wilfried Léandre Houngbedji, ministre porte-parole du gouvernement du Bénin

Wilfried Léandre Houngbedji, ministre porte-parole du gouvernement du Bénin

Le Bénin attend toujours la réouverture de sa frontière avec le Niger. Mais à Cotonou, le gouvernement assure ne plus avoir de démarche majeure à accomplir pour débloquer la situation. Depuis son investiture, le 24 mai 2026, le président Romuald Wadagni a pourtant multiplié les initiatives en direction des autorités nigériennes.

 

 

Le 2 juin, il s’est rendu à Niamey pour rencontrer le général Abdourahamane Tiani. Les deux dirigeants avaient notamment convenu de mettre en place un comité d’experts chargé d’examiner les conditions d’une réouverture de la frontière terrestre.

 

 

Le rapport de ce comité a été remis le 16 juin. Malgré cette étape, le passage frontalier reste fermé. Le président Tiani a récemment indiqué à la télévision nationale nigérienne que certains « préalables » devaient encore être remplis.

 

 

« S’il reste encore quelque chose d’objectif, nous le ferons »

 

Interrogé mercredi 5 août à Cotonou sur ce qui bloque concrètement la réouverture, le ministre porte-parole du gouvernement, Wilfried Houngbédji, n’a pas évoqué de nouvelle condition précise. Il a plutôt insisté sur la disponibilité du Bénin à répondre à toute exigence clairement formulée par Niamey.

 

 

« Le Bénin a fait déjà les efforts, les démarches qu'il doit faire. S'il reste encore quelque chose d'objectif que nous n'avons pas encore fait, et qu'on nous montre (…) que c'est effectivement quelque chose d'objectif qui reste à faire, nous le ferons », a-t-il assuré.

 

 

Pour le ministre, la situation entre les deux pays ne peut cependant pas rester indéfiniment figée. « Le Bénin et le Niger ont conscience qu'ils sont condamnés à (…) vivre comme des frères, comme des pays amis », a-t-il expliqué. Cotonou considère donc avoir accompli sa part du processus. « À l'heure où je vous parle, je crois que nous avons fait tout ce qu'il y avait à faire », a insisté Wilfried Houngbédji.

 

 

La réouverture dépendrait ainsi moins, selon lui, d’une nouvelle initiative béninoise que du moment où les autorités nigériennes jugeront réunies les conditions nécessaires. 

 

 

Après plusieurs mois de tensions et de fermeture de la frontière commune, le Bénin et le Niger ont entrepris des démarches pour la normalisation de leur relation. Experts et membres des gouvernements des deux pays se sont retrouvés à Cotonou, samedi 20 juin 2026, dans le cadre du processus engagé à la suite de la rencontre du 2 juin entre les présidents Romuald Wadagni et Abdourahamane Tiani à Niamey.

 

 

A l'issue des travaux, le ministre nigérien de l’Intérieur, le général de division Mohamed Toumba, a exposé les conditions fixées par son pays pour un retour à la normale. « Deux préalables absolus doivent être verrouillés ici et maintenant », avait-il déclaré devant les délégations des deux pays.

 

 

Selon lui, la première exigence concerne la signature d’un accord de défense et d’un accord de sécurité entre les deux États. Ces textes devront consacrer « le principe intangible de la non-utilisation du territoire de l’un contre l’autre » et garantir « la transparence totale sur les dispositifs étrangers stationnés à proximité de notre frontière commune ». 

 

 

Depuis cette rencontre promeuteuse d'ailleurs applaudie par les peuples des deux pays, la situation n'a pas bougé. Côté béninois, les autorités attendent désormais d’un feu vert de Niamey pour la normalisation des relations entre les deux pays. 

 

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