L’Assemblée nationale a franchi une nouvelle étape dans l’examen de plusieurs dossiers importants inscrits à son agenda. Réunis en séance plénière à Porto-Novo ce mercredi 17 juin 2026, les députés ont approuvé à l’unanimité une demande visant à accélérer le traitement de deux textes majeurs : le projet de loi de finances rectificative pour l’année 2026 introduit par le gouvernement et la proposition de loi modifiant le cadre juridique du Médiateur de la République.
À l’origine de cette initiative, treize parlementaires qui ont officiellement saisi le bureau de l’Assemblée afin que ces deux textes soient examinés selon la procédure d’urgence. Leur requête a été soumise au vote des élus présents et représentés, qui l’ont adoptée à l’unanimité.
Cette décision ouvre la voie à une étude plus rapide de dossiers considérés comme essentiels pour le fonctionnement des institutions et la mise en œuvre des orientations gouvernementales. La Commission des Finances et des échanges a promis produire son rapport, ce jour même. Quant à la Commission des lois, de l’administration et des droits de l’Homme, son rapport sera prêt d’ici vendredi 19 juin, date de la tenue de la plénière pour l’examen des rapports en plénière, les débats et probablement le vote des deux lois.
Un budget revu pour accompagner les nouvelles priorités gouvernementales
Transmis au Parlement le 3 juin dernier, le projet de loi de finances rectificative trouve sa justification dans les ajustements intervenus au sein de l’appareil gouvernemental après l’entrée en fonction du président Romuald Wadagni.
Selon les explications fournies par l’exécutif lors du Conseil des ministres du 3 juin, les nouvelles orientations définies par le chef de l’État nécessitent une adaptation de l’architecture budgétaire afin de mieux prendre en compte les priorités de l’action publique. Le budget général de l’État passerait ainsi de 3.783,984 milliards de FCFA à 4.086,620 milliards de FCFA, soit une hausse de 8 %. Malgré cette révision, les prévisions de croissance économique demeurent fixées à 7,5 %.
Le document prévoit également une progression des dépenses d’investissement de 8,5 % ainsi qu’une augmentation de 2 % des recettes budgétaires. Dans le même temps, les dépenses de personnel enregistreraient une baisse de 9,8 %, sans incidence sur les recrutements déjà programmés ni sur les dépenses liées à l’acquisition de biens et services.
Une autre procédure d’urgence prévue
Au cours de la même plénière, les députés ont été informés d’une autre demande nécessitant un traitement accéléré. Le gouvernement a en effet sollicité une seconde délibération sur la loi portant organisation de l’exercice en clientèle privée des professions médicales et paramédicales de santé humaine.
Le président de l’Assemblée nationale, Joseph Djogbénou, a rappelé que le règlement intérieur du Parlement encadre clairement cette situation. Conformément à l’article 90.2, lorsqu’une seconde délibération est demandée par le chef de l’État alors que l’Assemblée est en session, son examen se fait automatiquement suivant la procédure d’urgence.
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