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Francophonie: Chypre et Ghana désormais "membres de plein droit", 05 nouveaux Etats et gouvernements rejoignent l’OIF

Francophonie: Chypre et Ghana désormais "membres de plein droit", 05 nouveaux Etats et gouvernements rejoignent l’OIF

Cinq (05) Etats et gouvernements ont rejoint l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Leur adhésion a été actée lors du sommet de la Francophonie tenu les 4 et 5 octobre 2024 en France. A l’occasion, le Ghana et Chypre ont changé de statut.

Cinq (05) Etats et gouvernements ont rejoint l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Leur adhésion a été actée lors du sommet de la Francophonie tenu les 4 et 5 octobre 2024 en France. A l’occasion, le Ghana et Chypre ont changé de statut.

Nana Akufo-Addo, président du Ghana au sommet de la Francophonie en France Photo: Alex Tharreau/OIF

Nana Akufo-Addo, président du Ghana au sommet de la Francophonie en France Photo: Alex Tharreau/OIF

05 nouveaux adhérents dans la maison OIF. L'Organisation internationale de la Francophonie a acté l’adhésion de 05 nouveaux Etats et gouvernements, lors du sommet des 4 et 5 octobre 2024 en France. « Après un moratoire sur les nouvelles adhésions afin de mener une réflexion approfondie sur l’identité, l’appartenance et les priorités de l’avenir de la Francophonie, les États et gouvernements membres avaient adopté, lors du sommet de Djerba, en 2022, un Règlement relatif à la procédure d’adhésion ou de modification de statut, dans un esprit de rationalisation, de simplification et de lisibilité normative », détaille l’OIF.

 

Dans la droite ligne de cette résolution, lors du Sommet de Villers-Cotterêts, les dirigeants francophones ont validé cinq nouvelles demandes d'adhésion. Ainsi, l’Angola, le Chili, la Nouvelle-Écosse (Canada), la Polynésie française (France) et la Sarre (Allemagne) sont devenus membres observateurs de la Francophonie. Chypre et le Ghana, jusque-là membres observateurs de l’OIF, ont vu leur statut évoluer. Ces deux pays sont devenus des membres de plein droit. 

 

Le Ghana et Chypre ont désormais le même statut que les pays comme le Bénin, le Togo, la France, la Côte d’Ivoire, Djibouti, l’Égypte, le Gabon, la Grèce, la Guinée, la Guinée-Bissau, etc. Avec ces nouvelles adhésions, l’OIF compte désormais 93 États et gouvernements dont 56 membres, 5 membres associés et 32 observateurs. 

 

D’aucuns s'interrogent sur la pertinence de l’adhésion de pays lusophones et anglophones à l’OIF. Leur inquiétude a une réponse dans le préambule des statuts de cette organisation. « La Francophonie doit tenir compte des mutations historiques et des grandes évolutions politiques, économiques, technologiques et culturelles qui marquent le XXIe siècle pour affirmer sa présence et son utilité dans un monde respectueux de la diversité culturelle et linguistique, dans lequel la langue française et les valeurs universelles se développent et contribuent à une action multilatérale originale et à la formation d’une communauté internationale solidaire.»

 

Face aux enjeux géopolitiques, économiques, voire technologiques cotemporains, les dirigeants francophones entendent s’ouvrir à tout autre Etat ou gouvernement qui d’une manière ou d’une autre peut contribuer au rayonnement de le la Francophonie. 

 

Qu’est-ce qu’un pays de plein droit de l’OIF ?

 

Selon les statuts et modalités d’adhésion à la Conférence des chefs d’État et de gouvernement ayant le français en partage, les membres de plein droit participent pleinement à l’ensemble des instances de la Francophonie. Il s’agit : du Sommet de la Francophonie ; de la Conférence ministérielle de la Francophonie et du Conseil permanent de la Francophonie. 

 

Les Etats et gouvernements membres de plein droit participent également aux : Conférences ministérielles sectorielles de la Francophonie ;  Commissions du Conseil permanent de la Francophonie (Commission politique, Commission économique, Commission de coopération et de programmation, Commission administrative et financière). 

 

Selon ces textes en leur chapitre 1, les membres de plein droit sont seuls admis :  à présenter des candidatures aux postes à pourvoir dans les institutions de la Francophonie ; à se porter candidats pour accueillir les réunions des instances (Sommet, Conférence ministérielle de la Francophonie et Conseil permanent de la Francophonie) et  à prendre part à un vote au sein des instances susmentionnées.

 

En contrepartie, stipulent les statuts, ces Etats et gouvernements doivent "obligatoirement" s’acquitter d’une contribution statutaire dont le montant est fixé par la Conférence ministérielle. Ils contribuent volontairement au financement de la coopération francophone dans le cadre du Fonds multilatéral unique (FMU). 

 

Quid des membres associés et observateurs ? 

 

Les membres associés de l’OIF assistent au Sommet sans intervenir dans les débats. Mais, précisent les statuts et modalités d’adhésion, après accord de la présidence de la Conférence des Chefs d’Etats, ces membres peuvent présenter une communication. Ils assistent également à la Conférence ministérielle de la Francophonie, dans les mêmes conditions.

 

Les membres associés n’assistent pas aux séances à huis clos de ces instances. Mais, ils participent au Conseil permanent de la Francophonie et à ses commissions avec voix délibérative. Selon les textes, ils ne participent ni n‘assistent aux séances à huis clos du Conseil Permanent de la Francophonie (CPF).

 

Mais, ils peuvent être invités à participer aux autres manifestations de la Francophonie : conférences ministérielles sectorielles, colloques, réunions d‘experts, etc. « Les membres associés reçoivent l‘information et la documentation non confidentielles diffusées par le Secrétariat. »

 

Tout comme les membres de plein droit, les membres associés s’acquittent obligatoirement d’une contribution statutaire dont le montant est fixé par la Conférence ministérielle. Ils sont appelés à contribuer volontairement au financement du Fonds multilatéral unique (FMU). 

 

Nonobstant,  ils ne peuvent pas se porter candidats pour accueillir les réunions des instances de la Francophonie (Sommet, Conférence ministérielle de la Francophonie et Conseil permanent de la Francophonie). L‘accès au statut de membre associé répond à des conditions strictes. Il est réservé à des États et des gouvernements pour lesquels le français est d‘ores et déjà l‘une des langues officielles ou d‘un usage habituel et courant, et qui partagent les valeurs de la Francophonie, insistent les statuts et modalités d’adhésion de l’OIF. 

 

A l’instar des membres associés, les membres observateurs assistent aux instances sans intervenir dans les débats. Ils n’assistent pas aux réunions des Commissions du CPF. Ils n'assistent pas non plus aux huis clos des instances de l’organisation. Contrairement aux membres de plein droit et aux membres associés, les observateurs n’ont pas l’obligation de s’acquitter d’une contribution statutaire. « Les observateurs peuvent contribuer volontairement au financement de la coopération multilatérale francophone dans le cadre du Fonds multilatéral unique (FMU) ». Mais, ils sont tenus de s’acquitter de frais de secrétariat en contrepartie de la documentation à laquelle ils ont accès. Le montant des frais est fixé par le CPF.

 

Après le sommet de 2022 à Djerba en Tunisie puis celui de Villers-Cotterêts cette année 2024 en France, ce sera au tour du Cambodge d’organiser le sommet de l’OIF en 2026. Selon l’organisation, depuis 1970, c’est pour la deuxième fois que le continent asiatique va accueillir un sommet de la Francophonie. La toute première fois, c’était en 1997 au Vietnam. 

 

Selon Norodom Sihamoni, roi du Cambodge rapporté par l’OIF, à travers cet événement, son pays « souhaite réitérer son adhésion aux valeurs de la Francophonie  ». Lors de ce XXe sommet de la faitière des pays francophones des cinq continents, le monarque espère « pouvoir partager avec les autres mondes francophones les singularités de la Francophonie en Asie-Pacifique ».

 

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