Cokou Lokossou, l'un des responsables du festival Ruelle Empreinte
Située à environ 60 km de Cotonou sur une étendue de 240 Km², Comè vibrera aux rythmes des arts visuels et vivants du jeudi 6 au samedi 8 août 2026 à travers le festival Ruelle Empreinte.
L’initiative emane de l’organisation Mafoya Events et vise principalement à célébrer les arts visuels et vivants.
«À travers ce festival qui a pour but principal la démocratisation de l’accès au arts pour tous en milieu rural, nous aimerions bien célébrer des arts visuels et vivants», a expliqué l’historien d'art et entrepreneur culturel, Cokou Lokossou. Il est l’un des responsables du festival.
L'initiative vise également à favoriser la mobilité artistique des talents émergents à l'échelle africaine, au-delà des seuls artistes originaires de Comè, ainsi qu'à dynamiser la scène artistique locale.
L'organisation s'est inspirée des formats déjà éprouvés ailleurs.« Nous nous sommes inspirés de tout ce qui se faisait déjà de bon pour pouvoir l'adapter au territoire de Comè», a indiqué Cokou Lokossou.
Le festival va se déployer sur trois jours, avec un programme de six activités. La première journée sera marquée par une co-performance, le vernissage d'une exposition photographique et un concert live.
La deuxième journée s'ouvrira sur un atelier de dessin destiné au jeune public, suivi en après-midi d'une co-performance, avant une soirée consacrée à l'humour.
La troisième et dernière journée proposera un atelier de peinture, une co-performance, puis un concert live de clôture.
Les organisateurs du festival Ruelle Empreinte réservent aux festivaliers un «tableau artistique» intitulé «dialogue». À travers cette «particularité» du festival, ils disent vouloir « permettre le dialogue entre les rimes traditionnelles et modernes».
Pourquoi le choix de Comè
Le choix de Comè n'est pas fortuit. Selon les initiateurs du festival, cette ville stratégique du sud-ouest du Bénin regorge de talents qui peinent, faute d'opportunités, à émerger.
Comè, c'est aussi la ville du "Ablo" et du "Akpêssè" (viande d'agouti) . Difficile en effet de traverser cette ville sans être assailli par ces nombreuses vendeuses à la sauvette qui viennent vous proposer le "Ablo" avec le "kannami" ou le "Agouin" depuis que le "Akpêssè" véritable marque déposée de cette commune se fait rare. Mais Comè, c'est aussi le bon "zomi", l'assurance de prendre du bon, du vrai, du "tchéké" pour les amateurs du Soɖabi.
L'entrepreneur culturel Cokou Lokossou invite le public béninois ainsi que la diaspora africaine à prendre part aux trois journées du festival. Il les convie aussi à découvrir les atouts touristiques de la ville, dans l'espoir de contribuer, à partir de Comè, au rayonnement culturel du Bénin.
0 commentaire
0 commentaire