Gildas Agonkan, ministre délégué auprès du président de la République, chargé de la Défense nationale du Bénin et Christopher Gwabin Musa, ministre de la Défense du Nigeria à la caserne militaire de Togbin ce mardi 4 août 2026
Face à la menace terroriste, le Bénin et le Nigeria veulent avancer ensemble. Mardi 4 août 2026, le ministre délégué auprès du président de la République, chargé de la Défense nationale, Gildas Agonkan, a reçu à Cotonou une délégation nigériane conduite par le ministre de la Défense, le général Christopher Gwabin Musa. Cette visite de travail marque une nouvelle étape dans le rapprochement sécuritaire entre les deux pays voisins.
La délégation nigériane s’est d’abord rendue à la caserne militaire de Togbin, où elle a rencontré les soldats nigérians déployés au Bénin à l’occasion de la célébration du 66ᵉ anniversaire de l’accession du pays à la souveraineté nationale et internationale. Les échanges se sont ensuite poursuivis au ministère de la Défense nationale, autour des enjeux sécuritaires communs aux deux pays.
Une réponse commune aux menaces régionales
Pour le général Christopher Gwabin Musa, la proximité géographique entre le Bénin et le Nigéria impose une coordination plus étroite. « Nous sommes ici pour identifier les mécanismes les plus appropriés à mettre en œuvre afin de renforcer la lutte contre le terrorisme », a-t-il déclaré. Le ministre nigérian estime que la réponse ne peut être isolée. Elle doit, selon lui, reposer sur une véritable synergie entre les pays de la région, notamment le Bénin, le Nigeria, le Niger, le Burkina-Faso et le Mali. Le patron de la défense nigériane a aussi appelé les populations à rester vigilantes et à coopérer davantage avec les forces de défense et de sécurité.
Gildas Agonkan a, de son côté, vu dans cette rencontre la confirmation d’une volonté partagée de consolider le partenariat stratégique entre Cotonou et Abuja. Pour le ministre béninois, les deux pays doivent « fusionner les talents, les capacités et les efforts » afin de mieux répondre aux menaces. « Nos stratégies doivent être mutualisées pour qu'ensemble, avec les autres pays de la sous-région, nous puissions venir à bout de ce fléau qui freine le développement de nos nations », a-t-il affirmé.
Au-delà des échanges diplomatiques, le Bénin et son vosin de l'est entendent renforcer leur capacité à agir de concert. Une coopération appelée à prendre davantage de poids alors que la pression sécuritaire continue de peser sur plusieurs pays de l’espace ouest-africain. C'est pourquoi la sécurité des frontières passe désormais par une réponse collective.
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