C'est un véritable séisme financier pour la Silicon Valley. Mercredi 21 octobre 2026, un jury américain a condamné le groupe Meta à verser la somme astronomique de 25 milliards de dollars (environ 14 635 milliards de FCFA) à l'État du Nouveau-Mexique.
Cette sanction record fait suite à des poursuites engagées en 2021. Les autorités reprochaient au géant des réseaux sociaux d'avoir induit le public et ses utilisateurs en erreur en présentant une image fausse de ses politiques de confidentialité, de la protection des données personnelles, ainsi que de ses mécanismes de modération des contenus.
Des violations massives et des pénalités cumulatives
Au cours du procès, le jury a retenu plus de 43 millions de violations distinctes de la part de l'entreprise dirigée par Mark Zuckerberg. La loi du Nouveau-Mexique autorisant des amendes pouvant aller jusqu'à 5 000 dollars par infraction, le calcul théorique des pénalités maximales aurait pu dépasser la barre des 219 milliards de dollars.
Le juge a finalement arrêté le couperet à 25 milliards. Plus dissuasif encore, la décision prévoit que tant que Meta ne s'acquittera pas de cette somme, le montant de la sanction augmentera de 3,75 milliards de dollars par an.
Meta crie à l'injustice et annonce un appel
Du côté de Meta, la pilule a du mal à passer. Le directeur juridique du groupe, C.J. Mahoney, a vivement réagi à ce verdict qu'il qualifie d'excessif.
Selon lui, une telle décision « rend quasiment impossible de faire des affaires » dans l'État du Nouveau-Mexique. Le groupe a d'ores et déjà fait part de sa ferme intention de faire appel, estimant être en mesure d'obtenir gain de cause devant les juridictions supérieures.
Cette affaire relance avec acuité le débat sur la responsabilité des plateformes numériques face à leurs engagements en matière de vie privée. Parallèlement, Meta fait face à d'autres fronts judiciaires aux États-Unis, notamment sur la question sensible de la sécurité des jeunes utilisateurs en ligne.
Une chose est sûre : le bras de fer entre les régulateurs américains et les mastodontes de la tech est loin d'avoir livré son dernier chapitre.
0 commentaire
0 commentaire