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Bénin : un réseau international de prêts usuraires démantelé, plusieurs personnes interpellées par le CNIN

Bénin : un réseau international de prêts usuraires démantelé, plusieurs personnes interpellées par le CNIN

Au Bénin, le Centre national d'Investigations numériques (CNIN), grâce à une coopération avec Interpol, a interpellé de nombreux membres d'un réseau de prêts usuraires en ligne. Les mis en cause ont été placés en garde à vue.

Au Bénin, le Centre national d'Investigations numériques (CNIN), grâce à une coopération avec Interpol, a interpellé de nombreux membres d'un réseau de prêts usuraires en ligne. Les mis en cause ont été placés en garde à vue.

Des promesses de crédit instantané. Des applications mobiles aux allures légitimes. Tels sont les modes d’emploi d’un réseau criminel international qui fait des victimes au Bénin. Le Centre national d'investigations numériques (CNIN) a mis fin aux activités d'un réseau de prêts usuraires qui opérait au Bénin. Dans un communiqué publié sur sa page Facebook, le centre a indiqué que plusieurs suspects ont été interpellés et placés en garde à vue.

 

 

L'opération a été menée en coopération avec Interpol. Elle fait suite à de nombreuses plaintes de victimes béninoises enregistrées par le CNIN. Selon l’organe de lutte contre la cybercriminalité au Bénin, cinq applications frauduleuses ont été ciblées lors des enquêtes. Il s’agit de ZeroInquietude, BoltLoan, OuiPret, CreditInstantane et LePret. Ces plateformes promettaient un prêt rapide, sans conditions.

 

Mode d’emploi des plateformes

 

Il est relevé lors des enquêtes que ces plateformes proposent des « taux d'intérêt sans aucun rapport avec les sommes réellement empruntées ». Elles procèdent également à « un pillage des données dès l'installation, l'application aspirant contacts, photos et messages avant même le premier remboursement ». « Derrière ces applications opéraient de véritables centres d'appels, installés au Bénin et dans plusieurs pays de la sous-région. Des dizaines de Béninois y étaient exploités, recrutés sous des intitulés anodins de "téléconseiller" ou d'"agents de recouvrement" », a indiqué le CNIN.

 

 

Leur mission réelle, selon le CNIN, était tout autre. À l'approche des échéances, le recouvrement se muait en entreprise de terreur. « Appels incessants, SMS menaçants, chantage à la diffusion des données privées et autres stratagèmes illégaux se substituaient aux discours mielleux des débuts », apprend le CNIN. Selon l’organe de lutte contre la cybercriminalité au Bénin, les recouvreurs font pression sur les proches des victimes « et, dans certains cas, menaçaient de mort les "clients" endettés ».

 

Des interpellations

 

Selon le CNIN, les enquêteurs ont permis de remonter jusqu'aux commanditaires et de localiser les centres d'appels à l'étranger. Avec la collaboration de Interpol, souligne le CNIN, plusieurs suspects ont été interpellés, dont trois ressortissants asiatiques figurant parmi les têtes du réseau. Le CNIN appelle à la vigilance.

 

 

« N'installez sous aucun prétexte une application de prêt qui exige l'accès à vos contacts, vos photos ou vos messages, et méfiez-vous des offres de crédit « instantané » et « sans condition » », conseille le centre. Les autorités demandent à signaler à la CNIN tout cas de harcèlement ou de menaces après un emprunt.

 

 

Le CNIN avertit les collaborateurs à divers postes de ces réseaux. « Participer à ces activités de harcèlement expose à des poursuites judiciaires, quel que soit le nom donné au poste. Si vous travaillez dans une structure aux pratiques douteuses, rapprochez-vous des autorités et signalez tout cas suspect via les canaux officiels du CNIN », a prévenu le centre. 

 

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