Romuald Wadagni pendant la campagne électorale à Tchaourou
« La République est partout chez elle ». C’est la réponse de Wilfried Hougbédji à ceux qui pensent que Romuad Wadagni ne devrait pas prêter serment à Cotonou en lieu et place de Porto-Novo. Face aux critiques sur le choix de la capitale économique du Bénin pour abriter ce rendez-vous républicain, le porte-parole du gouvernement a tenu à relativiser l’importance accordée au lieu de la cérémonie, rappelant que la République béninoise conserve la même valeur symbolique quel que soit l’endroit où se tient un événement officiel.
Ce cérémonie, fait savoir le secrétaire général adjoint du gouvernement, aurait pu se tenir à Natitingou, à Djougou et à Lokossa, que cela n'enlèverait rien à sa portée. « La République, elle est partout chez elle, partout », a-t-il martelé, estimant que ni le Palais des Congrès ni une autre localité du pays ne confère davantage de légitimité à l’acte d’investiture. Il a cité plusieurs exemples pour appuyer son argument, affirmant que la symbolique républicaine ne dépend pas d’un site précis, mais de l’institution elle-même.
Une cérémonie sans impact sur la portée de l’investiture
Répondant également aux interrogations sur une éventuelle portée symbolique ou spirituelle du lieu choisi, le porte-parole a rejeté toute idée de perte de valeur liée au changement de site.
Pour lui, l’essentiel réside dans l’acte d’investiture lui-même et non dans le cadre géographique. « Où que cela se serait tenu, cela aurait eu la même charge », a-t-il soutenu.
Pour illustrer son propos, il a fait une analogie avec les pratiques religieuses, affirmant que la foi et la légitimité d’un acte ne dépendent pas du lieu, mais de la démarche elle-même.
Une décision de circonstance
La décision de retenir le Palais des Congrès, a expliqué Wilfried Hougbédji, est liée à l’état d’avancement des travaux de réhabilitation de l’esplanade Charles-de-Gaulle, traditionnellement utilisée pour ce type de cérémonie.
Tout en reconnaissant que certains citoyens auraient préféré voir la cérémonie organisée à son emplacement habituel, le porte-parole a parlé d’une décision de circonstance, dictée par les contraintes techniques liées aux travaux en cours.
Il a toutefois exprimé l’espoir que les prochaines grandes échéances permettront un retour aux sites traditionnels, une fois les infrastructures achevées.
En attendant, le gouvernement appelle à la sérénité et invite les Béninois à considérer cette investiture comme un moment institutionnel fort, indépendamment du lieu choisi.
Pour rappel, ce n'est pas la première fois qu'un président élu au Bénin prête serment à Cotonou. En avril 1991, le président Nicéphore Dieudonné Soglo avait été investi dans la métrople du Bénin. La cérémonie a eu lieu précisement à l'hôtel PLM Alédjo qui avait abrité les travaux de la Conférence nationale des forces vives en février 1990.
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