Un étal dans le nouveau marché Missèbo à PK3
Missèbo à PK3. Les vêtements de seconde main, exposés autrefois au marché Missèbo dans le 5è arrondissement, seront désormais vendus dans le marché de PK3. Les locaux du nouveau marché ont été ouverts, vendredi 23 janvier 2026.
Après la cérémonie d’ouverture présidée par la ministre du commerce, Shadiya Assouma, des commerçants ont pris place dans leurs étals et boutiques. Par endroits, on constate des colis non-défaits de friperie.
Dans d’autres étals et boutiques, les articles sont déjà accrochés aux grilles. Dame Cécile, avec une voix peu audible, a rendu grâce pour avoir trouvé son nouvel emplacement. Elle accroche ses articles (culottes, par-dessus et autres).
La commerçante de friperie a bien apprécié son nouveau lieu de vente. Mais elle a soulevé un problème par rapport au bail. « Dites-leur que le loyer est un peu cher », a-t-elle confié à Banouto. La native de Missèbo devenue héritière de l’activité de ses parents, a suggéré que le prix soit revu à la baisse.
« Je propose que de 21 000 FCFA s’ils peuvent nous ramener à 15 000 FCFA. Ce serait bon », a-t-elle exhorté. Mr Cyrille n’a pas la même crainte que Mme Cécile. Le bail n’est pas son problème. Il a expliqué qu’il payait pratiquement le même prix quand il était à Missèbo.
Son inquiétude au Marché PK3, c'est d’avoir de la clientèle. « Les 21 000 FCFA ne sont pas le problème. Si les clients viennent, c'est déjà bon », a-t-il souligné. Mais il a espoir parce que le nouveau marché offre plus de sécurité. « Beaucoup de gens n’aimaient pas venir à Missèbo parce qu’ils ont peur. Ceux-là peuvent venir ici facilement », a-t-il fait comprendre.
Parmi les nombreux commerçants qui font les aller-retours dans le nouveau marché se trouvent des gens qui n’ont pas retrouvé leurs noms sur la liste. Inquiets du sort qui leur est réservé, certains ont préféré chercher de solutions à leur problème d’abord.
Les caractéristiques du marché PK3
Dans son discours d’ouverture, la directrice générale de l’Agence nationale de gestion des marchés (Anagem), Eunice Loisel Kiniffo a expliqué l’importance de ce nouveau marché PK3. La directrice a indiqué que le marché PK3 est la « réponse publique responsable du gouvernement vis-à-vis du marché de Missèbo ».
Selon elle, le marché PK3 constitue une infrastructure moderne pensée pour répondre aux exigences du commerce contemporain tout en tenant compte des spécificités des vêtements de seconde main. Ce nouveau marché compte 1885 étals, 266 hangars, 276 boutiques, 88 espaces tailleurs et 98 espaces buanderies.
Le marché comprend également aussi 24 restaurants, 20 magasins, 36 magasins demi-gros et deux locaux administratifs. Le marché dispose d’une salle polyvalente, de deux blocs sanitaires et d’un agora pour les ventes foraines.
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Anani Coffi Séraphin
il y a 4 jours