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Jeune femme décédée des suites d’un accouchement au CHUD /Ouémé : une enquête ouverte après les dénonciations sur les réseaux sociaux

Jeune femme décédée des suites d’un accouchement au CHUD /Ouémé : une enquête ouverte après les dénonciations sur les réseaux sociaux

Le mari d’une patiente décédée au Centre hospitalier universitaire départemental (CHUD) de l’Ouémé met en cause, dans une publication sur les réseaux sociaux, la qualité de la prise en charge médicale. Contactée par Banouto, la direction de l’hôpital informe qu’une enquête est ouverte sur les faits rapportés.

Le mari d’une patiente décédée au Centre hospitalier universitaire départemental (CHUD) de l’Ouémé met en cause, dans une publication sur les réseaux sociaux, la qualité de la prise en charge médicale. Contactée par Banouto, la direction de l’hôpital informe qu’une enquête est ouverte sur les faits rapportés.

Entrée principale du CHUD/Ouémé

Entrée principale du CHUD/Ouémé

Une publication largement relayée sur les réseaux sociaux, dimanche 25 janvier, remet en lumière les difficultés persistantes du système de santé béninois, en particulier dans la prise en charge des urgences obstétricales.

Le mari d’une jeune femme décédée à la suite d’un accouchement par césarienne au Centre hospitalier universitaire départemental (CHUD) de l’Ouémé y dénonce ce qu’il qualifie de « négligence dont font preuve nos agents de santé, précipitant nos parents dans la tombe. ».

 

Dans ce témoignage, publié sur Facebook, le mari éploré livre sa version des faits survenus entre le 17 et le 18 décembre 2025. Selon le récit du conjoint, la grossesse de son épouse, entamée début 2025, était suivie au CHUD-Ouémé, établissement de référence dans la région. 

 

La patiente, ayant déjà accouché par césarienne lors d’une précédente grossesse, aurait été orientée vers une nouvelle césarienne programmée à l’issue des consultations prénatales. Une date aurait été fixée au 18 décembre, après une consultation pré-anesthésique, indique-t-il.

 

Le 17 décembre au matin, face à l’apparition de contractions, le couple se rend à l’hôpital. Toujours selon le témoignage publié, la décision de procéder à une césarienne est confirmée dans la matinée. L’intervention ne serait toutefois intervenue qu’en fin d’après-midi, après plusieurs heures d’attente.

 

L’enfant, née vivante, aurait été placée sous oxygène avant d’être admise à la crèche néonatale, où son état se serait ensuite stabilisé.

 

Une hémorragie après l’intervention

La publication évoque ensuite une dégradation rapide de l’état de la patiente après l’intervention chirurgicale. Le conjoint affirme qu’un saignement abondant serait survenu en début de soirée, sans réaction immédiate de l’équipe médicale.

 

Toujours selon son récit, la patiente aurait été reconduite au bloc opératoire plusieurs heures plus tard pour une nouvelle intervention, après prescription de médicaments et de produits sanguins, qui auraient été fournis par la famille.

 

La patiente aurait ensuite été transférée en réanimation au petit matin. La famille affirme être restée sans information claire pendant plusieurs heures.

 

Ce n’est que dans l’après-midi du 18 décembre que le décès aurait été officiellement annoncé au conjoint, qui affirme avoir appris ultérieurement, via l’acte de décès, que l’heure du décès était antérieure à l’annonce qui lui en avait été faite.

 

Des accusations graves, une enquête ouverte

 

Dans son message, le mari met en cause la gestion médicale de l’hémorragie post-partum et affirme ne pas avoir été consulté avant certaines décisions médicales lourdes. Il évoque également le décès récent d’une autre patiente ayant subi une intervention similaire dans le même établissement, sans toutefois produire d’éléments permettant de corroborer ce point.

 

Contactée par Banouto, la direction du CHUD/Ouémé apprend qu’elle n’avait pas encore été saisie d’un tel dossier jusqu’au moment où les dénonciations sont apparues sur les réseaux sociaux. 

« Nous n'avons pas été saisis officiellement par une plainte de ce qui s'est passé. Nous l'avons constaté hier aussi sur les réseaux sociaux, comme vous », a réagi la direction.  

 

 

Pour autant, les responsables de ce centre hospitalier de référence ne comptent pas laisser le dossier sans suite. La direction annonce qu’une enquête est déjà ouverte pour situer les responsabilités et saisir la hiérarchie.

 

« Actuellement, nous sommes en train de faire des investigations. Dès qu'on aura les vraies informations, nous pourrons les communiquer à notre hiérarchie », a assuré la direction du CHUD/Ouémé. 

 

Pour l’heure, ces accusations n’ont fait l’objet d’aucune réponse publique des professionnels de santé concernés. Tout  en assurant de sa volonté à faire la lumière sur ce drame, la direction de l’établissement appelle la population au et à la patience jusqu’à l’obtention des conclusions de l’enquête. « Nous sommes à l’étape des investigations. Il faut qu'on finisse les investigations pour pouvoir faire les liens de causalité. Pour le moment, on est encore au début des investigations », a insisté notre source. 

 

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