Vue partielle des participants au lancement de la 19è Journée mondiale de lutte contre le paludisme, ce vendredi 24 avril 2026 à Cotonou
Pour la lutte contre le paludisme au Bénin, la mobilisation s’organise autour d’un mot d’ordre clair : agir maintenant. Acteurs institutionnels, partenaires techniques et financiers, élus, leaders d’opinion et figures du sport ont pris part, vendredi 24 avril 2026 à Cotonou, au lancement de la 19è Journée mondiale de la lutte contre le paludisme (JMP).
Prévue pour le samedi 25 avril, cette journée se célèbre autour du thème « mettre fin au paludisme : maintenant c'est possible ; agissons maintenant ». Le lancement de la JMP 2026 a coïncidé avec celui du rapport paludisme dans l'espace francophone. La cérémonie s’ouvre sur un panel réunissant plusieurs acteurs de la lutte. Parmi eux, l’ancien international sénégalais Khalilou Fadiga. Les échanges mettent en lumière les contributions multiples dans la riposte contre le paludisme.
Les participants passent en revue le rôle de l’Assemblée nationale, l’engagement politique, l’implication d’organismes spécialisés et l’action des sportifs comme l’ex-basketteur de la NBA, le Béninois Ian Mahinmi et Khalilou Fadiga dans la sensibilisation. Cette diversité d’acteurs illustre une approche globale, combinant décision publique, action communautaire et mobilisation citoyenne.
Des avancées présentées par le gouvernement
Dans sa prise de parole, le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin a mis en avant les efforts engagés. « Cette journée constitue un moment privilégié pour mobiliser l'ensemble des acteurs », a-t-il déclaré. Il rappelle le poids de la maladie : « Le paludisme demeure […] l'une des premières causes de consultation, d'hospitalisation et de décès. »
Plusieurs initiatives sont détaillées. « L'extension de la vaccination anti-paludique » et « la distribution massive […] de moustiquaires » figurent parmi les actions majeures. Le dispositif a évolué avec l’appui des relais communautaires. Désormais, les populations ne se déplacent plus. « Elles attendent dans leur domicile et les moustiquaires viennent les trouver », a-t-il expliqué.
La santé communautaire apparaît comme un levier central. « Dès qu'un enfant chauffe […] le relais communautaire le détecte […] et l’agent qualifié démarre les traitements immédiatement », a-t-il précisé. Une nouvelle agence dédiée à la lutte contre la malaria et les moustiques vient renforcer ce dispositif. « Elle traduit la volonté […] de doter notre pays d'un instrument moderne », a-t-il indiqué.
Sept priorités essentielles évoquées
Jean Kwamé Konan, représentant résident de l'Organisation Mondiale de la Santé, chef de file des partenaires techniques et financiers a, pour sa part, présenté un ensemble d’axes stratégiques. « Je voudrais […] vous faire part de sept priorités essentielles », a-t-il déclaré. La première porte sur l’appropriation nationale. « Nous devons continuer à diriger la lutte […] par une appropriation nationale. » La deuxième concerne l’usage des données. « Les interventions devraient être guidées par des informations stratégiques », a-t-il affirmé.
L’innovation constitue un troisième axe. « L'innovation doit être accélérée […] de manière équitable », a-t-il indiqué, citant vaccins et nouveaux outils. Le renforcement des soins primaires apparaît également central. « Les services de santé […] permettent un diagnostic précoce, un traitement rapide et une prévention durable. » Une approche multisectorielle complète ces orientations. « L'éradication du paludisme nécessite un effort de toute la société », a-t-il déclaré, appelant à une collaboration entre plusieurs secteurs.
Un appel à l’action immédiate
Le thème retenu pour l’édition 2026 résume l’esprit de la mobilisation. « Maintenant, c'est possible, […] agissons maintenant », a lancé Jean Kwamé Konan. Il met en avant les outils disponibles : « moustiquaires imprégnées […] tests diagnostiques rapides, traitements efficaces et désormais des vaccins ». Benjamin Hounkpatin insiste sur l’implication collective. « Chaque geste compte, chaque engagement sauve des vies », a-t-il affirmé, invitant communautés, professionnels de santé et partenaires à poursuivre l’effort.
Après le lancement de la JMP et du rapport, cap a été mis sur le terrain dans l’après-midi avec une caravane de sensibilisation dans plusieurs zones. Elle marque le début d’une « quinzaine dédiée à la caravane de sensibilisation à Cotonou, Vossa, Aladji, Sainte-Cécile », a indiqué Jean Kwamé Konan.
Ces actions visent un contact direct avec les populations. « Ces actions de proximité sont essentielles pour toucher les communautés et les populations les plus vulnérables », a-t-il affirmé, décrivant une stratégie axée sur la prévention et l’information.
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