Lionel Messi et les joueurs argentins apres la défaite face à l'Espagne 1-0 en finale, le 19 juillet 2026
La défaite de l’Argentine face à l’Espagne (1-0 après prolongation) en finale de la Coupe du monde 2026 n’a pas mis fin aux controverses dans le football. Bien au contraire. Quelques jours après le sacre espagnol, une pétition baptisée Argentina Out (« L’Argentine dehors ») est devenue l’un des plus grands mouvements de contestation jamais enregistrés en ligne, selon le site euronews.
Lancée le 27 juillet 2026 et déja clôturée, elle a recueilli exactement 23 316 108 signatures provenant de 170 pays, bien au-delà de son objectif initial de cinq millions. Un chiffre qui la rapproche du record historique homologué par le Guinness World Records, détenu par la campagne Jubilee 2000, avec plus de 24 millions de signatures.
Les auteurs de la pétition dénoncent un supposé favoritisme de la FIFA envers l’Albiceleste. « Pourquoi le reste du monde devrait-il disputer la compétition alors que le vainqueur est déjà connu ? Excluez l'Argentine de la Coupe du monde et donnez une chance équitable à tous les autres », peut-on lire dans le texte, qui accuse également les arbitres d'être « partiaux en faveur de Lionel Messi et de l'Argentine ».
La FIFA ouvre une enquête après les incidents de la finale
Au-delà de cette mobilisation, la FIFA a confirmé l'ouverture d'une enquête disciplinaire sur les incidents qui ont émaillé la fin de la finale. Des altercations entre joueurs argentins et espagnols sont dans le viseur de l'instance mondiale.
Nahuel Molina, Leandro Paredes, Thiago Almada ainsi que l'entraîneur adjoint Roberto Ayala figurent parmi les personnes concernées. Selon les premiers éléments, Molina aurait tenté de s'en prendre au capitaine espagnol Rodri, tandis que Paredes se serait accroché avec Eric Garcia.
La commission de discipline a désigné un procureur d'éthique chargé d'examiner les faits. Les comportements reprochés pourraient être considérés comme « violant les règles élémentaires de bonne conduite » et « portant atteinte à la réputation du football et/ou de la FIFA ».
Ces incidents viennent s'ajouter à une série de polémiques ayant jalonné le parcours de l'Argentine durant le tournoi : accusations de favoritisme arbitral, chants racistes de certains supporters ou encore la banderole « Las Malvinas son Argentinas (Les îles Malouines sont argentines, Ndlr) » brandie après la demi-finale contre l'Angleterre.
Si la pétition n'a eu aucun effet sur la décision de la FIFA, ses initiateurs estiment avoir obtenu une forme de revanche sportive. « La FIFA nous a ignorés, mais l'Espagne a fait le travail. Merci l'Espagne », conclut le texte. Reste désormais à savoir si l'enquête disciplinaire débouchera sur des sanctions à l'encontre de la sélection argentine.
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