photo de famille des participants
La jeunesse francophone ne veut plus rester en marge des décisions qui engagent son avenir. Réunis les 1er et 2 octobre 2026 à Lomé, une trentaine de jeunes délégués venus de tout l’espace francophone ont arrêté leurs propositions majeures pour le XXe Sommet de la Francophonie.
Venus du Bénin, du Cameroun, du Québec, d'Andorre ou encore du Liban, ces représentants d'organisations membres du réseau ont mené des reflexions approfondies sur les défis majeurs de leur génération.
Au terme de travaux intenses en ateliers, les participants, dont plus de la moitié sont des jeunes femmes, ont validé une feuille de route axée sur l'accès aux opportunités économiques et la participation publique. Leurs recommandations plaident pour un accès simplifié et équitable aux financements ainsi qu'aux opportunités, notamment en faveur des jeunes résidant dans les zones rurales.
Les délégués exigent également une véritable intégration des jeunes dans les instances de prise de décision publique et une meilleure adéquation entre les offres de formation et les besoins réels du marché du travail. Ce focus sur l'insertion professionnelle s'aligne directement sur la thématique du prochain sommet mondial, axé sur le réinvestissement dans la paix pour une prospérité partagée et une stabilité durable.
Ce choix stratégique s'appuie sur les résultats des consultations menées en amont, où près de 95 % des jeunes interrogés voient dans l’emploi, l’entrepreneuriat et l’innovation un levier essentiel de paix et de stabilité.
Présente lors de la cérémonie de clôture ce vendredi après-midi, l’Administratrice de l’Organisation internationale de la Francophonie, Caroline St-Hilaire, a salué la maturité des échanges tout en invitant la jeunesse à faire preuve d'audace. Elle a exhorté les participants à ne pas attendre qu'on leur donne de la place ou à se décourager face aux obstacles, mais à s'imposer d'eux-mêmes.
L'officielle a par ailleurs rappelé que l'institution adoptera l'an prochain sa nouvelle programmation pluriannuelle, assurant que la voix des jeunes y sera pleinement intégrée.
Pour défendre cette contribution lors du rendez-vous prévu les 15 et 16 novembre 2026 à Phnom Penh, deux porte-parole ont été désignés. Il s'agit du Béninois Élisée Ditcharé, Secrétaire général du réseau, et de la Tchadienne Irène Fouyaba Pambiang, représentant l’organisation Women Success. Tous deux auront pour mission de porter les attentes des jeunes auprès des dirigeants.
Cette dynamique rejoint celle insufflée quelques jours plus tôt à Cotonou par les organisations non gouvernementales de la Francophonie, confirmant une ambition commune d'influer sur les décisions des chefs d'Etat au Cambodge.
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