« Le Bénin dans l’AES bientôt ». « Les institutions du Bénin à la solde Patrice Talon ». « Patrice Talon a organisé un coup d’État pour s’éterniser au pouvoir ». Telles sont entre autres les publications d’un tiktokeur béninois poursuivi devant la CRIET (Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme). Il a été interpellé et placé sous mandat de dépôt.
Le mis en cause a comparu à l’audience correctionnelle du jeudi 9 juillet 2026 pour l’ouverture de son procès. Le prévenu est jugé pour les faits d’ « apologie du crime contre la sûreté de l’État », « harcèlement via internet » et « incitation à la rébellion ».
Convoqué pour son inculpation, le prévenu a plaidé coupable. Il a reconnu la paternité de toutes les publications qui lincriminent. Mais, le prévenu a déclaré que son intention était de nuire à l’ancien chef de l’État au moment des publications. Le président de céans a ensuite fait quelques reproches au mis en cause. Le juge a fait comprendre au tiktokeur qu’il pouvait utiliser le temps passé pour les invectives pour faire quelque chose d’utile.
Au même moment que le magistrat exposait les messages liés à l’accusation, le prévenu s’est mué en excuse. Il a demandé la clémence de la Cour avec les larmes aux yeux. Il a supplié la Cour de le laisser aller prendre soin de ses enfants. Le juge a marqué son étonnement de voir quelqu’un qui a publié des messages injurieux à l’encontre d’une autre personne ne pas vouloir en assumer les conséquences.
« Vous qui criez sur la toile là, c’est vous qui pleurez facilement comme ça », l’interroge le magistrat. Après les quelques minutes d’inculpations, la Cour a renvoyé le dossier au 20 août 2026 pour les réquisitions du ministère public.
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