Fin de cavale pour des fugitifs nigérian, américain et français à Cotonou. La direction de police judiciaire, à travers le Bureau Central National (BCN-Interpol Cotonou) a mis aux arrêts trois individus recherchés par leurs pays pour des faits de nature criminelle.
Les personnes arrêtées l’ont été suite à une série d’opérations menée au cours de la semaine du 13 avril 2026. Cette offensive de la police républicaine s'inscrit dans une stratégie globale visant à neutraliser la criminalité transnationale organisée.
Un présumé meurtrier nigérian débusqué dans un hôtel
Selon les informations de Banouto, le premier succès de cette série d'opérations a eu lieu le 15 avril 2026. Alhaji Tajudeen Ahmed Akambi, un ressortissant nigérian, a été appréhendé dans un établissement hôtelier de Cotonou. L’homme était activement recherché par les autorités de l'État de Lagos pour son implication présumée dans plusieurs assassinats commis entre 2023 et 2024.
Sa cavale, qui faisait l'objet d'une attention médiatique particulière au Nigéria, a pris fin grâce à la vigilance des services béninois. Conformément à l'Accord de coopération de police criminelle entre les États membres de la CEDEAO, le suspect a été remis aux autorités nigérianes pour répondre de ses actes.
Arrestation à l'aéroport et traque de "l'homme aux mille identités"
Le même jour, la vigilance sécuritaire à l'aéroport international Bernardin Gantin a porté ses fruits. Un suspect en provenance des États-Unis, recherché par la justice américaine pour une vaste affaire d'escroquerie, a été intercepté dès son arrivée sur le sol béninois.
L’efficacité de la Police républicaine s'est également illustrée le 19 avril avec l'arrestation d'un ressortissant français. Ce dernier, impliqué dans des réseaux de criminalité organisée, utilisait plusieurs fausses identités pour brouiller les pistes. Il aura fallu plusieurs semaines de surveillance discrète et un travail de renseignement minutieux pour le démasquer et mettre fin à ses activités.
Pour ces deux derniers suspects, les procédures d'extradition sont déjà en cours.
« L’objectif est clair : empêcher le Bénin de servir de refuge aux personnes recherchées par la justice internationale », a confié à Banouto, une source à la police républicaine.
À travers ces résultats, l'institution sécuritaire réaffirme qu'aucun "sanctuaire" ne sera accordé aux fugitifs, quels que soient leur profil ou leur origine.
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