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Licenciement à la SRTB : 03 centrales syndicales dénoncent des violations et exigent l’arrêt immédiat de la procédure

Licenciement à la SRTB : 03 centrales syndicales dénoncent des violations et exigent l’arrêt immédiat de la procédure

Trois organisations syndicales sont montées au créneau, samedi 21 février 2026, contre des licenciements annoncés au sein de la Société de radio et de télévision du Bénin (SRTB). Elles dénoncent une décision "illégale" et réclament des mesures urgentes en faveur des agents concernés.

Trois organisations syndicales sont montées au créneau, samedi 21 février 2026, contre des licenciements annoncés au sein de la Société de radio et de télévision du Bénin (SRTB). Elles dénoncent une décision "illégale" et réclament des mesures urgentes en faveur des agents concernés.

Portée par la CSA-Bénin, la CGTB et l’UNSTB, une déclaration commune place en tête une série d’exigences adressées aux autorités de la Société de radio et de télévision du Bénin (SRTB). Face aux licenciements de certains agents de la SRTB, les trois centrales syndicales ont effectué, samedi 21 février 2026, une déclaration commune pour dénoncer la procédure et formuler des exigences. 

 

Les organisations réclament « l’arrêt immédiat de la procédure de licenciement », « la réintégration sans délai des agents injustement ciblés » ainsi que « l’ouverture d’un cadre réel de dialogue institutionnel avec les représentants des travailleurs ».

 

Elles demandent également « l’adoption d’une réforme sérieuse, transparente et participative », centrée sur l’investissement, la formation et la modernisation des équipements.  « Non à la brutalité et à l’arbitraire ! Non à la violation du Code du travail ! Non au démantèlement du service public audiovisuel ! », clament-elles.

 

Le document affirme que la décision contestée a été annoncée, le jeudi 12 février 2026, lors d’une réunion, sans préavis ni explication aux agents concernés. Les syndicats décrivent « une procédure d’une brutalité inacceptable », précisant que les travailleurs ont appris, à cette réunion, qu’ils seraient remerciés dès le 28 févier « sans préparation, explication préalable, ni le moindre égard pour leur dignité ». Ils dénoncent aussi « une opacité totale » entourant l’opération, soulignant qu’« aucun critère n’a été communiqué concernant la sélection des agents ciblés » et qu’« aucune commission de concertation n’a été constituée ».

 

La déclaration évoque en outre une entorse aux règles légales encadrant les licenciements collectifs. Selon les syndicats,  il n'y a eu ni "consultation obligatoire" ni "justification technique ou économique dûment démontrée" encore moins le  "respect du contradictoire".  « rien, absolument rien, de ces garanties légales n’a été respecté »; disent les syndicats. Les centrales estiment que la mesure repose sur un fondement « totalement étranger » au droit positif béninois.

 

Les signataires mettent aussi en cause l’origine de la décision, évoquant « une orientation téléguidée » que la direction aurait exécutée, et jugent la démarche « dépourvue de transparence, d’indépendance et de courage institutionnel ». Elles interrogent enfin la logique économique invoquée, demandant « comment peut-on exiger du service public audiovisuel une rentabilité financière ?» alors que sa vocation première repose sur l’appui de l’État pour garantir l’accès de tous à l’information.

 

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1 commentaire

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Azétô Gbèté
il y a 1 semaine
D'abord, ce n'est pas un licenciement. Mais une retraite quoique anticipée. C'est une grâce. Maintenant, le logo-là ?
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