L'artiste béninois Zaggaza
Elle fait sensation depuis quelques jours sur les réseaux sociaux : la Haya dance. Imaginée en 2024 par Zaggaza et esquissée dans plusieurs de ses titres en solo, dont « Aviagba », cette danse séduit de plus en plus d’amateurs de rythmes urbains.
Le déclic est venu d’une vidéo générée par intelligence artificielle. Publiée le mercredi 25 février 2026, la séquence met en scène une femme virtuelle exécutant la Haya dance.
En légende, le jeune frère de Rabby Slo, l’un des pionniers de la musique tradio-moderne au Bénin, a expliqué l’essence du concept. « La Haya Dance est une expression du corps inspirée de la richesse culturelle du Bénin, profondément marquée par la vibration spirituelle du vodoun », introduit Zaggaza.
Il y voit une danse qui élève l’esprit, renforce l’estime de soi et fait rayonner l’aura. «Majestueuse et intérieure à la fois, elle (La Haya dance, Ndlr) ne demande ni grands gestes ni grand espace. Dans un simple carré de mouvement, si vous vous concentrez vraiment… vous ressentirez une puissance tranquille vous traverser », indique l'artiste.
Selon lui, l’objectif n’est pas de chercher à impressionner. « Essayez… et laissez la force parler en vous », recommande le chanteur.
Un titre porté par un message d’amour
La vidéo est une illustration chorégraphique du morceau « Mawu wê nan wé mi », officiellement sorti le 14 février 2026. Sur son compte TikTok, l’artiste présente le titre comme une déclaration d’amour sincère, célébrant la dignité humaine au-delà des ethnies et des différences. Il y voit un hommage à l’amour pur, celui qui unit les cœurs, élève l’âme et révèle la valeur sacrée de l’être aimé.
Dans cette chanson, Zaggaza fait un clin d’œil aux femmes béninoises, sans distinction d’origine en citant quelques panégyriques.
Les internautes valident
La séquence publiée le mercredi 25 février 2026 a rapidement attiré l’attention et suscité de nombreuses réactions. Sur Facebook comme sur TikTok, les commentaires sont globalement élogieux.
Sur Facebook, Flavien Kanhonou estime que l’artiste « a vraiment réussi cette chorégraphie ». Idelphonse Homevo salue une danse « vraiment belle », tandis que Fleury Gbekpo qualifie la performance de « trop forte ».
Sur TikTok, d’autres internautes abondent dans le même sens. « Haya dance, c’est joli ça », a écrit Christ sur Tiktok. « Émarché (ça a marché, Ndlr) » a écrit pour sa part Oliver.
Le groupe Afafa, dont Zaggaza fut l’une des voix principales aux côtés d’Assido et de Vidégla, décédé en septembre 2018 des suites d’une maladie, a marqué les années 2005-2015. Aujourd’hui en solo, l’artiste semble vouloir inscrire son nom dans un autre registre; celui de la danse urbaine.
Le Bénin dispose d’une riche diversité de danses traditionnelles. Mais il peine encore à imposer un style urbain identifié à l’international. La « Haya dance » parviendra-t-elle à franchir ce cap ? Sera-t-elle adoptée comme le coupé-décalé en Côte d’Ivoire ou la rumba au Congo? L’avenir nous le dira.
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Yolande S. Kouamé
il y a 3 jours