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CRIET : 05 ans de prison requis contre 02 collaborateurs présumés de "Frère Hounvi"

CRIET : 05 ans de prison requis contre 02 collaborateurs présumés de "Frère Hounvi"

Au Bénin, une peine de cinq ans de prison a a été requise contre deux jeunes, supposés collaborateurs de Frère Hounvi. C’était à l’audience correctionnelle du lundi 24 février 2025.

Au Bénin, une peine de cinq ans de prison a a été requise contre deux jeunes, supposés collaborateurs de Frère Hounvi. C’était à l’audience correctionnelle du lundi 24 février 2025.

Des peines de prison ferme contre deux jeunes supposément proches de Frère Hounvi. Les deux jeunes seraient ceux qui ont été suivis pour atteindre Steve Amoussou, soupçonnés d'être "Frère Hounvi". 

 

Ils sont poursuivis par le parquet spécial de la CRIET pour des faits d’escroquerie via internet. Selon le ministère public, des traces d’activités cybercriminelles ont été relevées dans leurs téléphones, après fouilles.

 

Pour ces chefs d’accusation, le substitut du procureur spécial a requis des peines d’emprisonnement contre les deux prévenus. Le magistrat a demandé une condamnation de cinq (5) ans dont deux (2) ferme à leur encontre. Il a suggéré au juge de leur faire payer également une amende d’un million de FCFA chacun.

 

La technique de repérage

 

Me Aboubacar Baparapé a défendu les deux prévenus dans la procédure devant la juridiction spéciale.  L’avocat a plaidé la relaxe de ses clients. Selon le conseil, les charges retenues contre les deux jeunes ne sont pas soutenues.

 

L’avocat a estimé que ses clients ne méritent aucune condamnation pour avoir tenté de travailler sur la cybercriminalité. Le conseil faisait allusion à l’un de ses clients qui a déclaré lors des débats que les messages et autres traces de cybercriminalité retrouvés dans son téléphone étaient des résultats de ses recherches sur l’activité.

 

Il a indiqué devant la Cour qu’il projetait de faire une formation en réalisation. Et avant cette formation, il a décidé de réaliser un élément sur la cybercriminalité pour sensibiliser et éduquer la population. Selon lui, ce sont les détails de ses résultats que les agents du Centre national d’investigation du numérique (CNIN) ont incriminés. « Je me suis mis dans la peau de cybercriminel sans l'être », avait-il déclaré pendant son inculpation.

 

Lors de ses plaidoiries, lundi 24 février 2025, Me Aboubacar Baparapé a expliqué l’acte de son client comme étant la « technique de repérage ». Selon l’avocat, le jeune a essayé d’infiltrer le milieu des cybercriminels pour comprendre leur technique d’arnaque comme le font des agents des services anti-drogues dans les milieux des narcotrafiquants.

 

Il n’a encore rien fait de mal, selon l’avocat qui a demandé la clémence de la Cour à son égard. Présenté comme développeur web, le second prévenu a bénéficié de la défense de l’avocat.

 

Après les plaidoiries, la Cour a renvoyé le délibéré 24 mars 2025.  

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