Photo de famille de la visite de l'usine de production du Ciment Diamant Onigbolo
SCB-Lafarge amène ses clients à la découverte de son usine de fabrication de ciment. La société de production du ciment Diamant Onigbolo au Bénin organise des journées portes ouvertes sur quatre dates. La première s’est déroulée jeudi 28 novembre 2024 avec la visite du complexe industriel de la société par ses gros clients.
La visite vise plusieurs objectifs. Elle ambitionne de valoriser le travail qui s’effectue à l’usine de production du ‘‘Ciment Diamant Onigbolo’’. Elle vise aussi à capitaliser sur l’image et la notoriété de SCB-Lafarge et surtout à fidéliser sa clientèle et à toucher de nouvelles entreprises. L’occasion a également permis d’insister sur la qualité des produits de la société et ses initiatives de développement durable.
L’immersion a démarré par une séance de briefing à la salle de réunion du complexe à Onigbolo. Étaient représentées, les sociétés Sogea Satom Bénin, Ofmas international, Scacu sarl, etc.
En face de ses gros clients, Valentin Togbé, directeur général de la SCB Lafarge dit être émerveillé de voir réunis « ceux qui payent son salaire ». Il a souhaité que ces professionnels des infrastructures et des bâtiments posent sans réserve toutes leurs préoccupations afin de maitriser le processus de fabrication du ‘‘Ciment Diamant Onigbolo’’.
À sa suite, Luc Hounsou, directeur d’usine, a fait savoir que la SCB-Lafarge met un point d’honneur sur la sécurité de tous ceux qui mettent pied dans son usine. C’est d’ailleurs, indique-t-il, ce qui a permis à la société de passer sept années sans accident de travail avec arrêt.
Pour ne pas déroger à la règle, des consignes de sécurité ont été données aux visiteurs en vue d’une visite guidée dans le respect des normes requises. Les hôtes ont été ensuite invités à porter les équipements de protection préalablement disposés autour de la table.
La sécurité, une quête permanente
En dépit de toutes les consignes reçues et les équipements de protection portés par les convives, obligation leur a été faite de passer à l’école de sécurité. C’est un passage obligatoire pour toute personne qui entre dans le complexe. Là, une induction sécuritaire est faite à tout usager et salarié. Il est question pour les responsables de s’assurer que chaque visiteur a assimilé les mesures de prévention des risques sur le site de production.
Sur les lieux, une pancarte attire notre attention. Il y est écrit : « Interdir de travailler sous l’influence de l’alcool ou de la drogue ». Le directeur d’usine, Luc Setondji, nous apprend que tout employé qui se saoule ou se drogue pour venir sur l’usine est purement et simplement éjecté du personnel. Des contrôles inopinés sont effectués à cet effet.
Un service médical veillant au grain
Pour une bonne santé du personnel, un service médical équipé veille au grain. Ce compartiment sanitaire est équipé des matériels adaptés avec des salles d’accueil, de consultation, d’urgence, d’observation, un magasin à médicaments, des bureaux et des toilettes.
Nasser Kounouhéhoua est un médecin du travail. Cela fait une décennie qu’il officie dans ce centre. Avec son équipe composée aussi d’infirmiers diplômés d’État, il surveille le moindre symptôme de maladie chez les ouvriers de la cimenterie.
La prise en charge est gratuite pour tout le personnel. Des psychologues sont aussi sollicités de temps en temps, pour outiller les ouvriers sur les moyens de prévention et de gestion du stress, aux dires Nasser Kounouhéhoua. Le centre est aussi doté d’une ambulance qui sert à transférer les patients dans les hôpitaux en cas de nécessité. Pour ces cas, le personnel a une assurance maladie qui permet de faire face aux dépenses des soins.
Suivi minutieux dans le processus de fabrication
La visite a conduit les invités à la carrière qui s’étend sur 1924 hectares. Sur ce vaste domaine, le calcaire est exploitable sur 545 hectares. Seulement 140 hectares ont déjà été exploités après plus de 40 ans de production du ciment. Selon les estimations des responsables de la carrière, cette richesse peut être encore exploitée pendant au moins 40 ans.
La visite guidée a aussi permis de comprendre comment se fait l’extraction de l’argile et du calcaire. En plus du calcaire qui est utilisé prioritairement, l’argile est utilisée à 10% dans le processus d’obtention du clinker, ingrédient essentiel dans la production du ciment. Le dispositif mis en place pour acheminer ces deux matières premières au hall de pré-homogénéisation, puis au broyeur à cru, au four et au broyeur du ciment a été expliqué aux partenaires.
Les partenaires ont également eu droit à une virée dans la salle de contrôle d’où les machines sont télécommandées. Ils ont aussi vu le laboratoire, notamment les salles de test, de suivi de production et de contrôle. Un suivi minutieux est fait à chaque étape du processus de production.
La préservation de la nature en ligne de mire
Conscient qu’une cimenterie est d’abord une société « énergivore », le directeur général de la SCB-Lafarge fait savoir que pour faire fonctionner son usine, il recourt aux coqs de palmiste à la place de combustibles. « Cette substitution est notre contribution à la préservation de la nature », a déclaré Valentin Togbé. SCB-Lafarge, c’est aussi plus de 20 hectares de superficies reboisées en plants sélectionnés pour contribuer à l’écologie.
L’initiative est appréciée des participants. « Je retiens à l’issue de cette journée que SCB-Lafarge n’a pas seulement pour intérêt de mettre à profit leurs proches, mais surtout de se rapprocher de la clientèle », déduit de ces journées portes ouvertes Chimène Attakenon, acheteuse principale à Sogea-Satom.
Pour elle, c’est « un point très important » négligé par bon nombre d’entreprises. Elle assure aussi que les trois types de ciments produits par la SCB-Lafarge sont de bonne facture. « Je pense qu'avec SCB-Lafarge, il faut tester et tu seras obligé de rester », a-t-elle signifié.
SCB-Lafarge emploie dans son usine de production plus de 310 personnes qui produisent annuellement environ 600 000 tonnes du ‘‘Ciment Diamant Onigbolo’’. L’entreprise dispose sur tout le territoire national des dépôts de vente et des représentations commerciales en plus de ses distributeurs agréés.
0 commentaire
0 commentaire