Emmanuel Macron, président de la France
Emmanuel Macron hausse le ton contre les auteurs des violences survenues en France. Dans une déclaration aux Français, dimanche 18 octobre 2026, le président a dénoncé les pillages, les dégradations de bâtiments publics et les agressions contre les forces de l’ordre, tout en promettant des mesures pour répondre aux revendications exprimées dans la rue.
Ce samedi 17 octobre a été marqué par une manifestation contre la vie chère mais aussi et surtout par des violences dans plusieurs villes. La mairie de Limoges a été brulée, l'office de tourisme à Lyon envahie, la mairie à Marseille et la résidence du préfet à Bordeaux ont été attaqués. « Rien ne le justifie, rien ne l’explique, rien ne l’excuse », a-t-il déclaré, évoquant sa colère et sa honte devant les scènes de destruction enregistrées dans plusieurs villes.
Des sanctions et des aides aux victimes
Le chef de l’État a exprimé le soutien de la Nation aux policiers et gendarmes blessés, aux élus locaux ainsi qu’aux commerçants et artisans touchés par les violences. Il a assuré que ces derniers ne seraient pas abandonnés face aux dégâts subis.
Dès ce lundi 19 octobre, le Premier ministre doit présider une cellule de crise afin de mobiliser rapidement des aides pour les personnes affectées. Emmanuel Macron a également demandé au gouvernement de tirer les leçons des événements, notamment en matière de renseignement et d’anticipation.
Sur le plan judiciaire, le président réclame des réponses rapides et fermes. « Ceux qui ont détruit doivent payer. Ceux qui ont pillé doivent rembourser », a-t-il insisté, appelant à un suivi exemplaire des procédures. Il a aussi demandé aux préfets, en lien avec les maires, de prendre les mesures nécessaires pour protéger les villes, les commerces et les bâtiments publics, quitte à interdire certains rassemblements lorsque la situation l’exige.
Répondre à la colère sans tolérer la violence
Emmanuel Macron a toutefois tenu à distinguer les auteurs des dégradations des centaines de milliers de personnes qui, selon lui, ont manifesté pour exprimer leurs préoccupations. Il a notamment cité le coût de la vie et la hausse des prix des carburants, dans un contexte de tensions liées au conflit dans le Golfe persique.
Le président affirme avoir engagé des démarches internationales pour sécuriser les approvisionnements en carburant et en gaz. Le gouvernement travaille également avec les distributeurs pour que les efforts engagés se répercutent sur les prix.
Autre sujet de préoccupation : l’avenir des lycéens et des étudiants. Macron dit comprendre leurs inquiétudes concernant les conditions de vie et d’études, l’orientation et les perspectives d’emploi. Il souhaite que des élèves, des étudiants, des enseignants, des syndicats et des représentants du patronat travaillent avec le gouvernement à des propositions concrètes dès cette semaine.
À six mois de la présidentielle
À l’approche de l’élection présidentielle prévue dans six mois, le chef de l’État a appelé les partis politiques, les organisations professionnelles et les syndicats à condamner clairement les violences et à appeler au calme. Il estime que les débats sur l’avenir du pays doivent se tenir dans les médias, les réunions publiques et les rassemblements pacifiques, plutôt que dans la rue sous le signe de la violence.
« L’écoute et le dialogue ne signifient ni la faiblesse, ni l’impunité », a-t-il prévenu.
Pour Emmanuel Macron, le défi est désormais double : rétablir l’ordre et apporter des réponses concrètes aux difficultés sociales. Il appelle à l’apaisement, tout en promettant une ligne ferme face aux auteurs des violences.
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