politique

Boni Yayi justifie son choix de siéger au Sénat

Boni Yayi justifie son choix de siéger au Sénat

Opposé à la création du Sénat lors de la révision constitutionnelle de décembre 2025 au Bénin, l’ancien président Boni Yayi a finalement décidé d’exercer son droit de sénateur. Ce mercredi 22 juillet 2026, il a justifié ce revirement.

Opposé à la création du Sénat lors de la révision constitutionnelle de décembre 2025 au Bénin, l’ancien président Boni Yayi a finalement décidé d’exercer son droit de sénateur. Ce mercredi 22 juillet 2026, il a justifié ce revirement.

Yayi Bénin, ex-président de la République du Bénin

Yayi Bénin, ex-président de la République du Bénin

Quelques mois après avoir rejeté l’idée même du Sénat, Boni Yayi s’apprête à prendre place dans cette nouvelle institution. Dans un message publié sur sa page Facebook ce mercredi 22 juillet 2026, l’ancien chef de l’État a annoncé qu’il siégera au sein de la chambre haute du Parlement, dont l’installation est prévue le jeudi 30 juillet à Porto-Novo.

 

 

Cette décision marque un changement de cap. En décembre 2025, lorsque les présidents des groupes parlementaires de la majorité, Union progressiste le Renouveau (UPR) et Bloc républicain (BR), avaient déposé leur proposition de révision de la Constitution instituant le Sénat, Boni Yayi s’y était publiquement opposé. Il avait alors clairement indiqué qu’il n’envisageait pas d’intégrer cette nouvelle institution, dénonçant une réforme qu’il ne jugeait pas opportune.

 

 

Dans son message, l’ancien président rappelle d’ailleurs cette position. « J’avais publiquement fait connaître ma position, en indiquant clairement que je n’envisageais pas de siéger au sein de cette institution, pour les raisons que j’avais alors exposées », écrit-il.

 

 

Mais, explique-t-il, le contexte politique a changé depuis l’adoption et la promulgation de la loi. « Depuis lors, le contexte national a considérablement évolué et beaucoup d'eau a coulé sous les ponts. Notre pays fait face à de nouvelles réalités institutionnelles, notamment la mise en place d'un Parlement monocolore », souligne-t-il, estimant que « les cadres de dialogue politique sont devenus quasi inexistants ».

 

 

Pour Boni Yayi, le Sénat peut désormais devenir un lieu de discussion susceptible de contribuer à la décrispation de la vie politique. Il réaffirme à cette occasion ses priorités, notamment « le respect des droits de l'Homme et des libertés fondamentales, le renforcement de l’unité nationale, la sécurité, le dialogue, la démocratie et la paix ».

 

 

« Après mûre réflexion, il apparaît dès lors que le Sénat pourrait être un cadre de dialogue politique interne destiné à porter la voix et les attentes du peuple », affirme-t-il, avant d’annoncer qu’il exercera son mandat « en vertu de l’article 113-3 de la Constitution ».

 

 

Prenant soin de préciser qu’il ne s’agit pas d’une démarche personnelle, l’ancien chef de l’État insiste : « Je n’en suis pas demandeur, c’est la Constitution. » Il assure vouloir travailler avec les autres sénateurs afin de « faire du Sénat un vase d'honneur pour les intérêts du peuple » béninois.

 

 

Au moment où Boni Yayi s'opposait à la création du Sénat, il était président du parti de l'opposition dite radicale "Les Démocrates". Peu après, il a démissionné de son poste sans pour autant dire s'il reste membre du parti ou non.

 

0 commentaire

0 commentaire