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Traite transatlantique des Africains : le Bénin réaffirme sa position que c’est « crime d’une extrême gravité contre l’humanité »

Traite transatlantique des Africains : le Bénin réaffirme sa position que c’est « crime d’une extrême gravité contre l’humanité »

Le Bénin exprime son soutien à la résolution adoptée par l’Assemblée générale, mercredi 25 mars 2026, qualifiant la traite transatlantique des Africains de crime d’extrême gravité contre l’humanité.

Le Bénin exprime son soutien à la résolution adoptée par l’Assemblée générale, mercredi 25 mars 2026, qualifiant la traite transatlantique des Africains de crime d’extrême gravité contre l’humanité.

Porte du non retour à Ouidah

Porte du non retour à Ouidah

Le Bénin prend la parole après le vote par l’Assemblée générale d’une résolution déclarant la traite transatlantique des Africains de crime d'une extrême gravité contre l'humanité. Le texte porté par le Ghana et soutenu par plusieurs pays africains a été adopté, mercredi 25 mars 2026, par 123 voix pour, 3 contre et 52 abstentions. En déhors de ce résultat, quelques Etats, dont le Bénin, étaient absents au moment du vote sur la résolution. 

 

L'absence du Bénin a suscité des réactions d'interrogation sur les réseaux sociaux. Dans un communiqué de son ministère des affaires étrangères, le Bénin a réaffirmé « solennellement son soutien plein et entier à cet acte de justice mémorielle », vendredi 27 mars 2026. Le Bénin rappelle d'ailleurs qu'il est co-sponsor de cette « résolution historique » portée par le Ghana. « Nation héritière d'une mémoire vive et douloureuse, terre de départ de millions d'hommes, de femmes et d'enfants africains arrachés à leur dignité, le Bénin a toujours placé la reconnaissance de ce crime au cœur de son identité. La traite transatlantique et l'esclavage racialisé des Africains constituent une violation profonde de la dignité humaine. Les nommer pour ce qu'ils sont est un devoir de vérité. Les réparer est une exigence de justice », estiment les autorités béninoises. 

 

Cotonou rappelle son attachement à cette conviction par le vote en juillet 2024 d’une loi accordant la nationalité béninoise aux Afro-descendants. Ce texte, renseigne le communiqué, ouvre la voie d'une reconnaissance concrète des personnes d'ascendance africaine. 

 

« Le Bénin demeure résolu à porter, dans toutes les enceintes multilatérales, la voix des peuples africains et afro-descendants, et à œuvrer pour que la mémoire de la traite transatlantique ne tombe pas dans les banalités de l'histoire, afin que plus jamais l'humanité ne connaisse une telle horreur », signe la diplomatie béninoise. 

 

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