Une incertitude plane autour de la participation iranienne à la phase finale. Depuis le samedi 28 février 2026, le pays a subi des frappes des Etats-Unis et d’Israël. Les frappes se poursuivent avec la riposte de Iran. Cette guerre peut avoir des répercussions sur la Coupe du monde 2026.
Qualifié pour sa 7e phase finale de la Coupe du monde de son histoire, l’Iran pourrait déclarer forfait pour la compétition, organisée du 11 juin au 19 juillet au Canada, au Mexique et aux États-Unis. Le président de la Fédération iranienne de football s’est montré pessimiste quant aux chances de voir son pays participer au Mondial. « Avec ce qui s'est passé aujourd'hui (samedi) et avec cette attaque des États-Unis, il est peu probable que nous puissions envisager la Coupe du monde avec espoir, mais ce sont les dirigeants du sport qui doivent en décider », aurait déclaré Mehdi Taj sur la chaîne d'Etat iranienne.
Ce qui va se passer en cas de forfait
Aucune annonce officielle n’a été faite ni par la FIFA ni par la Fédération iranienne de football concernant une éventuelle non-participation au prochain Mondial. Pourtant, l’hypothèse d’un retrait reste évoquée dans plusieurs scénarios réglementaires, en raison de ces tensions géopolitiques actuelles. Les rencontres de la sélection sont programmées sur le sol des États-Unis, ce qui alimente les interrogations sur la faisabilité du déplacement.
Le règlement prévoit précisément cette situation. L’article 6.7 stipule : « Si une association membre participante se retire et/ou est exclue de la Coupe du Monde de la FIFA 26, la FIFA statue sur la question à son entière discrétion et prend les mesures qu’elle juge nécessaires. La FIFA peut décider de remplacer l’association membre participante en question par une autre association. » Autrement dit, l’instance dispose d’une marge de manœuvre totale pour statuer.
Plusieurs hypothèses sont envisagées selon le moment où surviendrait un éventuel forfait. Une annonce avant les barrages internationaux de mars ouvrirait la voie à un repêchage parmi les équipes engagées dans ce tournoi qualificatif. En revanche, un retrait tardif, à quelques semaines du coup d’envoi, compliquerait fortement toute solution de remplacement. La piste la plus logique serait de sélectionner une formation issue de la Confédération asiatique de football, confédération dont dépend la sélection iranienne, mais les contraintes organisationnelles pourraient freiner cette option.
Visas, transports, hébergements, contrats commerciaux, sécurité ou billetterie : intégrer une nouvelle délégation dans une compétition élargie à 48 équipes représenterait un défi opérationnel majeur pour l’organisateur. Une autre possibilité consisterait à maintenir un groupe réduit à trois équipes. Cette alternative éviterait un remplacement de dernière minute mais poserait la question du calendrier et de l’équilibre sportif.
L’instance mondiale souhaite toutefois éviter toute suppression de rencontres, synonyme de pertes financières importantes. Un groupe incomplet impliquerait des ajustements, mais préserverait la structure globale du tournoi. Le règlement prévoit aussi un cas spécifique de circonstances exceptionnelles. L’article 6.5 précise : « Si une association membre participante se retire ou si un match ne peut être joué ou est abandonné en raison d’un cas de force majeure, l’instance organisatrice autorisée de la FIFA (y compris le Centre des opérations du tournoi) décide de la question à sa seule discrétion et prend les mesures qu’elle juge nécessaires. »
La question reste donc entièrement entre les mains de l’instance internationale, qui conserve la faculté d’adapter la compétition selon l’évolution de la situation.
0 commentaire
0 commentaire