Boule de chanvre indien (Image d'archives )
Le trafic de produits stupéfiants reste dans le viseur de la police à Cotonou. Les éléments du commissariat du 13ᵉ arrondissement ont réalisé, les 17 et 19 juillet 2026, deux interventions distinctes dans le quartier Agla, aboutissant à l'interpellation de onze personnes et à la saisie de plusieurs produits prohibés.
Selon les informations de source policière parvenues à Banouto, la première opération s'est déroulée dans la nuit du vendredi 17 juillet, aux environs de 23 h 30. Agissant sur la base de renseignements, les policiers ont investi une maison de tolérance située à Agla Akanssodji, soupçonnée d'abriter un réseau de vente de produits stupéfiants et psychotropes.
Sur place, dix individus ont été interpellés. Les personnes arrêtées, âgées de 23 à 42 ans, exercent diverses professions, notamment mécanicien, cuisinier, électricien, conducteur de taxi-moto, menuisier, peintre, agronome ou encore revendeur. Elles ont toutes été conduites au commissariat pour les besoins de l'enquête.
La perquisition effectuée sur les lieux a permis aux forces de l'ordre de mettre la main sur une importante quantité de chanvre indien en vrac, 25 boulettes prêtes à la vente, des emballages servant au conditionnement de la drogue, deux briquets, dix flacons de liqueurs frelatées dont la commercialisation est interdite, ainsi que onze téléphones portables, dont sept smartphones. Deux motocyclettes ont également été saisies.
Un suspect surpris en pleine transaction
Moins de quarante-huit heures plus tard, le dimanche 19 juillet, les policiers du même commissariat sont de nouveau intervenus à Agla, cette fois à hauteur de la pharmacie Pylônes. Là encore, l'opération faisait suite à des renseignements faisant état d'un trafic de produits psychotropes dans la zone.
Les agents ont surpris un homme de 26 ans, électricien en bâtiment résidant à Agla Gbodjètin, alors qu'il serait en pleine transaction illicite. Son interpellation s'est accompagnée de la saisie de dix cartouches de comprimés « Tramaking », communément appelés « Atikinkoui », représentant un total de cent plaquettes. Les enquêteurs lui reprochent également la détention et la commercialisation de produits pharmaceutiques contrefaits.
Le suspect a été placé en garde à vue, tandis que les investigations se poursuivent afin d'identifier d'éventuels complices et de remonter jusqu'aux fournisseurs du réseau.
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