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9e Mandature de l'ODEM : Ulrich Ahotondji défend trois années au service de l’autorégulation des médias

9e Mandature de l'ODEM : Ulrich Ahotondji défend trois années au service de l’autorégulation des médias

Après trois années à la tête de l'Observatoire de la déontologie et de l'éthique dans les médias (ODEM) au Bénin, Ulrich Vital Ahotondji et son équipe ont présenté le bilan de leur mandat. Entre réformes, avancées institutionnelles et défis persistants, l'institution appelle à renforcer l'autorégulation de la presse béninoise.

Après trois années à la tête de l'Observatoire de la déontologie et de l'éthique dans les médias (ODEM) au Bénin, Ulrich Vital Ahotondji et son équipe ont présenté le bilan de leur mandat. Entre réformes, avancées institutionnelles et défis persistants, l'institution appelle à renforcer l'autorégulation de la presse béninoise.

Trois ans d’actions, de veille et de plaidoyer pour une presse plus responsable. A la salle Fleuve Jaune du ministère des Affaires étrangères, professionnels des médias, représentants du corps diplomatique et autorités gouvernementales ont assisté, vendredi 3 juillet 2026, à la présentation du bilan de la 9e mandature de l’Observatoire de la déontologie et de l’éthique dans les médias (ODEM).

 

 

Face à ses pairs, le président sortant, Ulrich Vital Ahotondji, a retracé les principales réalisations de son équipe, installée en 2023 sous le signe de la « co-construction ». « Chaque pas que nous avons posé, c’est avec vous. Chaque action a été posée dans le sens de la construction collective », a-t-il déclaré, en remerciant l’Assemblée spéciale, le Conseil national du patronat de la presse (CNPA) et l’ensemble de la corporation.

 

 

Un bilan marqué par des réformes et des défis

 

Revenant sur les origines de l’ODEM, créé en 1999 à l’initiative des journalistes, Ulrich Vital Ahotondji a rappelé que l’institution avait pour vocation de démontrer que la corporation pouvait « s’auto-organiser et orienter sa profession ». Vingt-cinq ans plus tard, le constat reste lucide : « Nous n’avons pas encore vu une presse indépendante, libre, responsable, professionnelle et engagée pour le développement dans tous les sens. »

 

 

Durant cette mandature, l’Observatoire a renforcé le suivi quotidien des contenus médiatiques, publié des rapports de monitoring et poursuivi sa mission de défense du droit du public à une information de qualité. Parmi les réalisations majeures figure la relecture du Code de déontologie et d’éthique des médias béninois afin de mieux prendre en compte les défis du numérique.

 

 

« L’exigence du numérique était prégnante et il fallait donc avoir des réponses pour l’autorégulation. C’est ce que nous avons fait dans ce code qui adresse désormais la question du numérique », a expliqué le président sortant.

 

 

L’ODEM s’est également doté d’un Identifiant fiscal unique (IFU) et d’un compte bancaire à double signature, des avancées destinées à renforcer son autonomie administrative. Mais pour Ulrich Vital Ahotondji, le principal défi demeure le financement. « Le public a soif d’une information vraie », a-t-il insisté, appelant à diversifier les partenariats pour soutenir durablement l’institution et par ricochet la corporation.

 

 

A l'occasion, la ministre de la Communication chargée des Médias, Aurélie Adam Soulé, a salué « une opportunité de réflexion collective » et rappelé que « la liberté de la presse ne peut prospérer durablement sans une exigence permanente de responsabilité, de déontologie et d’éthique ».

 

 

Face aux défis posés par les réseaux sociaux, les fausses informations et les manipulations de l’opinion, elle a invité l’ODEM à poursuivre son action « de façon responsable, profonde et durable », tout en réaffirmant l’engagement du gouvernement à bâtir un paysage médiatique professionnel, crédible et économiquement viable.

 

 

Au moment de passer le relais, la 9e mandature laisse une institution renforcée sur plusieurs plans, mais consciente que le chantier de l’autorégulation reste ouvert. Un héritage que la prochaine équipe devra consolider pour continuer à faire de la crédibilité de la presse béninoise un véritable levier de développement.

 

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