Un jeune de la vingtaine risque 48 mois de prison ferme. Il est poursuivi pour les faits d’escroquerie par le biais d’un système informatique. Selon l’accusation, le prévenu a été interpellé dans une affaire de chantage et de publication de vidéos intimes sur les réseaux sociaux.
Le jeune est accusé de s'être fait passer pour une femme pour entrer en contact avec un autre jeune. Le mise en cause aurait réussi à convaincre sa victime pour entretenir une relation virtuelle. D’après les éléments d’accusation exposés par la Cour, le prévenu aurait déterminé, au nom leur supposée relation amoureuse, sa victime (un autre jeune homme, Ndlr), à lui envoyer des vidéos intimes.
Une fois entré en possession des vidéos intimes, il aurait commencé à lui faire du chantage. Mais, la victime n’aurait pas cédé à ses chantages. Suite au refus de la victime de céder, le mis en cause a exécuté ses menaces. Convoqué devant la Cour, jeudi 18 juin 2026, le prévenu a plaidé coupable. Il a reconnu les faits qui lui sont reprochés.
Peine de prison ferme requise
Dans ses réquisitions, le représentant du ministère public a fait savoir que ce sont des collègues de travail de la victime qui sont tombés sur les vidéos et les lui ont montré. C'est alors que la victime a saisi d’une plainte le Centre national d’investigations numériques (CNIN).
Le substitut du procureur spécial a indiqué que les comptes servant de plateforme pour la publication des vidéos ont été tracés jusqu'à parvenir au prévenu. Ensuite, les extractions de son téléphone ont permis de retrouver des activités cybercriminelles relatives au mode opératoire de sextorsion.
Le magistrat a précisé que depuis l’enquête préliminaire, le jeune a collaboré avec la justice. Selon le ministère public, le prévenu est resté constant en reconnaissant les faits. Le magistrat a demandé à la Cour de le retenir dans les liens de la prévention des faits de sextorsion.
Le ministère public propose au juge de le condamner à 48 mois de prison ferme et un million de FCFA d'amendes. Le délibéré est attendu le 30 juillet 2026.
0 commentaire
0 commentaire