Véronique Tognifodé, ministre de la Famille et de l’action sociale
Un contrôle effectué à Aplahoué a permis de mettre fin au déplacement de dix-sept enfants mineurs qui se dirigeaient vers la Côte d’Ivoire. À travers un communiqué, le ministère de la Famille et de l’action sociale a livré, lundi 1er juin 2026, les détails de cette intervention menée par les services compétents de l’État.
Selon le document officiel, le bus transportant les enfants a été intercepté le 28 mai 2026. Les mineurs, originaires de plusieurs départements du Bénin, ont immédiatement été placés sous la protection des services sociaux.
Le ministère indique que cette opération a été rendue possible grâce à une mobilisation coordonnée de plusieurs acteurs institutionnels. « Le ministère déplore cette situation et salue la réactivité ainsi que la parfaite collaboration entre la Police républicaine, les services sociaux, les autorités locales, administratives et judiciaires, dont l’action concertée a permis de mettre ces enfants en sécurité », précise le communiqué.
Les autorités assurent que les enfants bénéficient actuellement d’un accompagnement approprié. « Les enfants concernés bénéficient d’une protection appropriée et d’une prise en charge en vue de leur réinsertion dans un environnement sûr », informe le ministère.
Parmi les mineurs interceptés figure un candidat au Certificat d’études primaires. Grâce aux dispositions prises, celui-ci a pu rejoindre les salles d’examen à Lokossa dès le début des épreuves.
Le communiqué met également en avant les résultats obtenus dans la lutte contre le trafic d’enfants. « Cette intervention témoigne de l’efficacité du dispositif national de protection de l’enfance et des efforts soutenus du Gouvernement dans la lutte contre le trafic et la mobilité transfrontalière irrégulière des enfants ces dernières années », souligne le texte.
Des poursuites judiciaires ont été engagées contre les personnes mises en cause. Dans le même temps, le ministère invite les citoyens à signaler toute situation mettant un enfant en danger via les autorités compétentes ou le numéro vert 138.
Le gouvernement réaffirme enfin sa détermination à « éradiquer le trafic d’enfants sous toutes ses formes » et à faire respecter les dispositions encadrant la mobilité transfrontalière des mineurs.
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