JUlien Kandé Kansou, militant du parti Les Démocrates
Le verdict de la CRIET est tombé dans le dossier de Julien Kandé Kansou. La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme a rendu sa décision, mardi 28 avril 2026 dans cette procédure. Le juge a reconnu le militant du parti Les Démocrates coupable des faits de « harcèlement par le biais d’un système électronique et incitation à la rébellion » pour lesquels il était poursuivi.
La CRIET a condamné l’opposant à deux ans de prison ferme et dix (10) millions de FCFA d’amende. En prononçant ce verdict, le juge de la chambre de jugement a suivi les réquisitions du ministère public qui avait proposé ces peines contre Julien Kandé Kansou. Tout au long de son procès, Julien Kandé Kansou a plaidé non coupable pour les infractions mises à charge.
Lors de sa prise de parole après les réquisitions du ministère public, mardi 17 mars 2026, le prévenu avait demandé la clémence de la Cour. Il a motivé sa demande par deux raisons. La première, ses enfants. Il a demandé à la Cour de lui permettre de retrouver ses enfants qui ont besoin de protection parentale. La seconde, il souhaite retrouver sa liberté pour pouvoir préparer sa thèse de doctorat.
Les accusations
Julien Kandé Kansou est arrêté et placé en détention provisoire à la suite de plusieurs publications sur les réseaux sociaux. Dans l’une de ces vidéos présentées par l’accusation, l’opposant a parlé d’une révolution électorale qui serait en préparation au Bénin. C’était en prélude à l’organisation des élections générales. Le militant démocrate a fait savoir que la révolution était destinée à faire sortir massivement des électeurs lors des prochaines élections.
Selon lui, les chiffres des législatives et communales ont montré que les Béninois ne sont pas sortis pour aller exprimer leur vote. En plus de la révolution, le prévenu s’est également expliqué sur l’expression "magie électorale". Il soutenu que l'expression "magie électorale" signifie qu’il est en train de prévoir mettre tout en œuvre pour surveiller leur vote afin que son parti ne soit pas volé.
Lors des débats, la Cour a opposé au jeune écrivain plusieurs autres messages extraits de son téléphone. L'un d'eux fait référence à un homme qui détiendrait le monopole de presque tout dans le pays.
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