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CRIET : un policier condamné à 8 ans de prison pour détournement de 150 millions

CRIET : un policier condamné à 8 ans de prison pour détournement de 150 millions

Un fonctionnaire de police a été condamné à huit (8) ans de réclusion criminelle par la CRIET. L’accusé a été reconnu coupable par la juridiction spéciale pour « détournement de deniers publics et blanchiment de capitaux ».

Un fonctionnaire de police a été condamné à huit (8) ans de réclusion criminelle par la CRIET. L’accusé a été reconnu coupable par la juridiction spéciale pour « détournement de deniers publics et blanchiment de capitaux ».

En fonction à la Direction de l’émigration et de l’immigration (DEI) au moment des faits, le policier est accusé d'avoir détourné une somme évaluée à 150 millions FCFA.

 

Le juge a reconnu le policier coupable des faits de « détournement de deniers publics et de blanchiment de capitaux ». Pour ces chefs d'accusation, le policier a été condamné à huit ans de reclusion criminelle et dix millions d'amende.

 

Il n’est pas le seul accusé poursuivi dans le dossier. Deux autres personnes sont mises en cause dans le dossier. Il s'agit autres d'une ex-banquière et de son mari, un opérateur économique. 

 

Le couple a été reconnu coupable de « complicité de détournement de deniers publics et de blanchiment de capitaux ». Ils ont été condamnés, chacun, à 5 ans de prison assortis de sursis et à 10 millions FCFA d'amende.

 

Dans sa décision, la Cour a réservé les intérêts civils de l’Agent judiciaire de l’Etat dans cette procédure. 

 

Ce dossier a été pris en session criminelle à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme, mercredi 16 juillet 2025. 

 

Les faits

 

Les faits au cœur du dossier remontent à décembre 2019. Après un contrôle financier, l’agent de police en service à la DEI est inculpé suite à une disparition de 150 millions de FCFA dans la caisse de l’institution chargée de délivrer les passeports au Bénin. Mis en examen, il a été poursuivi pour les faits de « détournement de deniers publics, soustraction frauduleuse au paiement d'impôts et blanchiment de capitaux ».

 

Convoqué à la barre lors de son procès, mercredi 16 juillet 2015, le fonctionnaire a plaidé coupable des faits. Il a reconnu avoir utilisé les 150 millions de FCFA pour acquérir des meubles et immeubles et une partie consacrée à des prêts.

 

Le policier a confié avoir prêté 50 millions de FCFA à une ex-banquière avec laquelle il est devenu ami en raison de sa fréquence dans sa banque.

 

La banquière, au moment de faits, l’avait sollicité pour ce prêt urgent pour couvrir un manquant. Lesdits fonds devront être retournés le lendemain après contrôle. Mais ce ne fut pas le cas. Des jours , des mois après, le policier dit avoir été contacté par un opérateur économique qui s’est présenté comme le mari de l’ex-banquière. 

 

L’intéressé, apprend l’agent de police, lui a fait comprendre que c’est lui qui devrait rembourser la somme mise à disposition de son épouse . Mais il n’aurait pas d’espèces plutôt un immeuble qu’il souhaiterait mettre en vente pour régler le solde. Pour vite récupérer la somme de 50 millions FCFA, le policier a commis un service de démarchage afin de trouver un acquéreur. Mais sans succès. 

 

Le fonctionnaire de police a alors décidé de sortir encore 100 millions de FCFA de la caisse de la DEI pour acquérir l’immeuble. Son intention, explique-t-il, était d’acheter l’immeuble pour sécuriser le prêt accordé au couple millions quitte à le vendre après pour remettre les fonds de la direction.

 

Avant qu'il ne réussisse à traduire en acte son idée, le contrôle à débarqué et le pot-aux-roses a été découvert: la disparition de 150 millions FCFA des caisses de la DEI.

 

L’ex-banquière et son mari opérateur économique, poursuivis sous convocation, n’ont pas reconnu les faits. Les deux ont déclaré n’avoir été d’aucune complicité avec l’agent de police.

 

Dans sa décision, le juge a estimé que le couple a joué un rôle.

 

Placé en détention le 12 décembre 2019, le policier devrait recouvrer sa liberté en décembre 2027. Il lui reste encore un peu plus plus de deux ans à passer en détention. 

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