Elisabeth Pognon, doyenne d'âge en second du Sénat au Bénin
Le premier Sénat béninois est désormais installé. En l’absence de Nicéphore Soglo, doyen d’âge des membres de la nouvelle institution, c’est Elisabeth Pognon, doyenne d’âge en second, qui a présidé la cérémonie à l’Assemblée nationale, ce jeudi 30 juillet 2026 à Porto-Novo. Dans son discours d’installation, l’ancienne présidente de la Cour constitutionnelle a surtout insisté sur la responsabilité qui pèse sur cette première génération de sénateurs.
Faire du Sénat une institution qui rassure
Pour Elisabeth Pognon, les premiers sénateurs auront à écrire les premières pages d’une institution encore nouvelle dans le paysage politique béninois. Ils devront donc être jugés moins sur les intentions affichées que sur leur manière d’exercer leur mandat. « Vous et moi avons l'honneur redoutable d'être les premiers au sein de cette nouvelle institution. La responsabilité nous incombe de lui donner ses premières marques et le prestige de son salut », a-t-elle lancé.
La tâche s’annonce d’autant plus importante que le Sénat suscite encore des interrogations et des appréhensions dans l'opinion béninoise. C'est pourquoi Elisabeth Pognon en appelle à la pratique pour convaincre. Première présidente de la Cour constitutionnelle du Bénin et aujourd'hui sénatrice, elle souhaite que les décisions et les démarches des sénateurs soient guidées par « l’objectivité », afin de faire naître la confiance chez les citoyens.
Paix, unité nationale et stabilité
Au-delà de la crédibilité de l’institution, la doyenne d’âge en second lui assigne une ambition plus large. Elle souhaite voir le Sénat devenir un instrument de consolidation des grands équilibres du pays. Les sénateurs doivent, selon elle, faire de la chambre haute « une véritable institution de sauvegarde et de renforcement des acquis de l’unité nationale, du développement de la nation, de la défense du territoire, de la sécurité publique, de la démocratie et de la paix ».
Pour elle, c’est par leurs actes que les premiers sénateurs devront répondre aux réserves qui entourent encore le Sénat. Les Béninois tournent désormais leurs yeux vers cette institution pour attendre ses premières décisions et actions.
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