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Sénégal : l’opposition saisit le Conseil constitutionnel contre la réintégration d’Ousmane Sonko

Sénégal : l’opposition saisit le Conseil constitutionnel contre la réintégration d’Ousmane Sonko

Un groupe de députés de l’opposition a engagé, lundi 1er juin 2026, une procédure devant le Conseil constitutionnel pour contester la réintégration d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale. Les élus dénoncent une violation de la Constitution et du principe de séparation des pouvoirs, tandis qu’ils accusent également l’administration parlementaire de leur avoir refusé l’accès à certains documents officiels.

Un groupe de députés de l’opposition a engagé, lundi 1er juin 2026, une procédure devant le Conseil constitutionnel pour contester la réintégration d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale. Les élus dénoncent une violation de la Constitution et du principe de séparation des pouvoirs, tandis qu’ils accusent également l’administration parlementaire de leur avoir refusé l’accès à certains documents officiels.

Ousmane Sonko, président de l'Assemblée nationale du Sénégal

Ousmane Sonko, président de l'Assemblée nationale du Sénégal

La bataille politique se déplace sur le terrain juridique au Sénégal. Des députés de l’opposition ont annoncé, lundi 1er juin 2026 avoir saisi le Conseil constitutionnel afin de faire examiner la décision du Bureau de l’Assemblée nationale ayant permis la réintégration d’Ousmane Sonko comme député. 

 

Dans un communiqué rendu public à Dakar, les signataires estiment que cette décision est contraire aux dispositions constitutionnelles encadrant les incompatibilités entre fonctions gouvernementales et mandat parlementaire.

 

Selon eux, Ousmane Sonko, nommé Premier ministre puis élu député en 2024, il était dans la situation d’incompatibilité prévue par l’article 54 de la Constitution. Ils estiment que Sonko avait perdu son mandat parlementaire en choisissant de conserver ses responsabilités au sein de l’exécutif.

 

Ils considèrent dès lors que son retour à l’Assemblée nationale, suivi de son élection à la présidence de l’institution le 26 mai 2026, constitue « une violation flagrante et manifeste de la Constitution et du principe de séparation des pouvoirs ».

 

Les députés affirment que seul le Conseil constitutionnel, qu’ils présentent comme « juge de la validité du mandat parlementaire et régulateur des institutions », est en mesure de se prononcer sur la légalité de cette situation. Le communiqué fait également état d’un différend avec les services administratifs de l’Assemblée nationale. Les élus expliquent avoir sollicité, par voie d’huissier, l’acte de réintégration d’Ousmane Sonko ainsi que le procès-verbal de la séance plénière du 26 mai.

 

Ils dénoncent le refus de transmission de ces documents, qualifié dans leur texte « d’entrave grave aux droits des députés et à la transparence démocratique ». Les requérants appellent enfin le Conseil constitutionnel à « assumer pleinement son rôle » et à mettre un terme à ce qu’ils décrivent comme une « forfaiture ». « Aucune majorité, si large soit-elle, n’est au-dessus de la loi fondamentale de la République », concluent-ils.

 

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