Théodore Holo, ancien président de la Cour constitutionnelle du Bénin
Au détour d’un échange direct avec le public, une question sur le Sénat a recentré l’attention sur la position personnelle du professeur Théodore Holo. Face à un public composé d’acteurs du monde juridique et politique, l’ancien président de la Cour constitutionnelle a abordé, jeudi 16 avril 2026 à Cotonou, les mutations institutionnelles en Afrique.
Au cœur des échanges, il a été amené à se prononcer sur sa présence ou non au sein du Sénat. La réforme constitutionnelle adoptée en novembre 2025 a instauré un Parlement bicaméral avec la création du Sénat. Présenté comme un creuset de sages, ce nouvel organe suscite interrogations et prises de position dans l’opinion.
Théodore Holo a livré une réponse directe : « Si je veux être membre du Sénat ou pas, je ne vois pas ce qui m'interdit de dire que je ne serai pas membre du Sénat. Si je ne suis pas d'accord avec les mécanismes du Sénat, j'ai mon libre arbitre et je vais démissionner ».
Cette déclaration s’inscrit dans un échange plus large sur le fonctionnement des institutions et les équilibres entre pouvoir exécutif et contre-pouvoirs. La question de la trêve politique, introduite dans la Constitution révisée, a également traversé les débats initié par Institut des artisans de justice et de paix, Chant d'Oiseau (IAJIP-CO).
À travers ses propos, le constitutionnaliste a laissé apparaître une ligne claire, dans un contexte où les nouvelles règles institutionnelles continuent d’alimenter les discussions publiques.
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