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Confidences à charge de Kèmi Séba contre la Russie et des dirigeants de l’AES : l’artiste Zaga Bambo reconnaît la conversation et se dédouane

Confidences à charge de Kèmi Séba contre la Russie et des dirigeants de l’AES : l’artiste Zaga Bambo reconnaît la conversation et se dédouane

Arrêté en Afrique du Sud en compagnie de son fils et en attente d’une décision de la justice sud-africaine sur la demande de son extradition au Bénin, Kèmi Séba fait également l’actualité après des fuites d’audios dans lesquelles il vomit la Russie et les dirigeants de l’AES. Réagissant aux accusations de traîtrise, l’artiste et activiste politique togolais Zaga Bambo confirme avoir eu ces conversations avec lui mais, assure ne pas savoir comment ces enregistrements sont apparus sur la place publique.

Arrêté en Afrique du Sud en compagnie de son fils et en attente d’une décision de la justice sud-africaine sur la demande de son extradition au Bénin, Kèmi Séba fait également l’actualité après des fuites d’audios dans lesquelles il vomit la Russie et les dirigeants de l’AES. Réagissant aux accusations de traîtrise, l’artiste et activiste politique togolais Zaga Bambo confirme avoir eu ces conversations avec lui mais, assure ne pas savoir comment ces enregistrements sont apparus sur la place publique.

On sait désormais à qui Kèmi Séba se confiait au sujet de sa déception à l’égard de la Russie et des militaires au pouvoir dans les pays de l’Alliance des États du Sahel. Ce dimanche 19 avril 2026 , Zaga Bambo artiste et activiste togolais exilé en France est monté au créneau par dit-il, « devoir et par responsabilité pour que la vérité ne soit pas étouffée face au flot d’informations, de rumeurs et de manipulations qui envahissent les réseaux sociaux.»

 

Confirmant qu’il était l’interlocuteur de Kèmi Séba, l’artiste et activiste togolais apprend que les audios apparus sur la toile peu après l’annonce de l’arrestation du président d’Urgences panafricanistes sont extraits d’une conversation téléphonique qu’ils ont eu en octobre 2025.

 

A ce sujet, contextualise-t-il, «avant octobre 2025, je n’avais aucun lien avec lui ( Kèmi Séba), aucun contact. Ni dans la vie réelle, ni sur les réseaux. Notre toute première et seule discussion remonte au début du mois d’octobre 2025 , via l’application Telegram. Elle s’est faite à sa demande, par l’intermédiaire d’une connaissance commune j’ai même pas son numéro.»

 

Zaga Bambo déclare que c’est avec étonnement qu’il découvre que «certains fragments de cette conversation circulent, sortis de leur contexte et instrumentalisés.»

 

En même temps qu’il s’interroge, Zaga Bambo s’imagine que ces fuite d’audios proviennent de sources policières. 

 

Comme vous tous et toutes je m'interroge : comment cet échange s’est-il retrouvé enregistré ? (...) Je n’ai pas la réponse mais je m’interroge. Une chose est sûre : les différents services de police impliqués dans cette arrestation ont eu accès à ses téléphones et leur contenus parce qu' il y a eu beaucoup d’audios aussi et de conversation qui sont sortis de ses collaborateurs .»

 

Zaga Bambo assuré que s’il avait été à l’origine de cette diffusion, il ne s’en cacherait pas. « Je n'aurais jamais attendu. j’aurais assumé, j’aurais publié immédiatement, et en priorité les éléments qui exposent clairement les contradictions liées au régime de Faure Gnassingbé.»

 

Quand Kèmi Séba vomit la Russie et l’AES!

 

Les déclarations contenues dans ces audios désormais authentifiés surprennent plus d’un. Pour cause Kèmi Séba n’y va pas de main morte à propos de ceux que l’on considérait comme ses partenaires.

 

« Mon positionnement ici est dangereux.Je peux compter le nombre de fois que j'ai fait les atalakou (éloges, ndlr) de l'AES dans une vidéo. Si je te dis ce que j'ai sur le cœur, c'est dangereux. J'ai le passeport diplomatique et je sais ce que les gens là veulent de moi.», l’entend-on se confier. Kèmi Séba apparaît déçu des militaires qui pris le pouvoir au Mali, au Burkina et au Niger. «Pour moi, on a fait une révolution et des militaires se sont accaparés de cette révolution et ils ont sécurisé leur poste de président et tout.»

 

Le leader des mouvements de revendication panafricaniste opposés à la coopération franco-africaine ne se reconnaît pas dans l’AES. « Quand je vous dis que je ne suis pas de l'AES, les gens refusent de me croire», s’étale-t-il auprès de Zaga Bambo.

 

A propos de la Russie Kèmi Séba n’est pas moins tendre. « Quand on parle de la Russie, tout le monde en parle mais très peu maîtrisent. Moi je veux dire que c'est des fils de p…., c'est des opportunistes et ils sont capables d'intoxiquer l'atmosphère pour fragiliser un régime. C'est des choses que moi j'ai déjà vu faire.»

 

 Le panafricaniste et souverainiste dit toute sa tristesse sur la tournure des évènements avec l’avènement de la Russie dans les pays de l’AES. « Quand je vois des gens fêter l'anniversaire de Poutine, moi j'ai envie de pleurer.»

 

Kèmi Séba devant la justice sud-africaine 

 

En escale en Afrique du Sud lors d’un voyage, l’activiste d’origine béninoise a été arrêté à Prétoria en compagnie d’un garçon de 18 ans, et est placé en garde à vue.

Selon les informations communiquées par la police sud-africaine, Kémi Séba a été arrêté en compagnie de son fils de 18 ans, Khonsou Seba Capo Chichi dans un centre commercial de Pretoria.

 

Père et fils voyageaient à destination d’un pays européen et attendaient de passer “illégalement" par le Zimbabwe lorsqu’il a été arrêté. Présenté comme le passeur clandestin, un autre homme du nom de François van der Merwe, qui aurait été soudoyé est aussi arrêté.  

 

Placés en garde à vue, Kèmi Séba, son fils ainsi que le passeur clandestin présumé doivent comparaître le 20 avril 2026. Il est visé par un mandat d’arrêt international pour des faits présumés d’incitation à la rébellion et atteinte à la sûreté de l’État après le coup d’Etat déjoué du 7 décembre 2025 à Cotonou.

Kèmi Séba attendra de savoir ce lundi, ce que décidera la procureure en charge du dossier.

 

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