Macky Sall, l'ancien président du Sénégal
Macky Sall en course pour la succession de António Guterres. L’ex-chef d’Etat a déposé officiellement son dossier de candidature. Selon Sene News, le dépôt du dossier du candidature a été effectué par le président burundais Évariste Ndayishimiye, dont le pays assure la présidence tournante de l’Union africaine.
Cette démarche consacre l’ancien dirigeant comme candidat soutenu par le bloc africain, après plusieurs mois de consultations internes entre capitales du continent. Le média rapporte que selon des responsables diplomatiques, ce parrainage collectif vise à présenter « une voix unifiée » capable de peser dans le processus de désignation.
Le projet de candidature avait été signalé en amont aux autorités sénégalaises. Dans une correspondance adressée au président Diomaye Faye, l’ancien dirigeant indiquait son intention de briguer la fonction, courrier réceptionné au palais présidentiel le 9 février 2026. Cette notification interne précédait la formalisation internationale.
Les soutiens africains mettent en avant l’expérience diplomatique de l’ex-président, notamment son passage à la présidence de l’Union africaine en 2022 et ses prises de position régulières sur la représentation du continent dans les instances de gouvernance mondiale. Plusieurs chancelleries évoquent un profil « rompu aux négociations multilatérales » et capable de dialoguer avec des partenaires aux intérêts divergents.
Un mécanisme électoral en plusieurs étapes
La procédure de désignation commence par une phase de consultations diplomatiques. Les candidats sollicitent l’appui des États membres, rencontrent des groupes régionaux et échangent avec les missions permanentes accréditées auprès de l’ONU. Dans ce type d’élection, les engagements de soutien se construisent progressivement, souvent loin des déclarations publiques.
Le passage décisif intervient ensuite au sein du Conseil de sécurité des Nations unies. Composé de quinze membres, cet organe examine les candidatures et organise une série de scrutins indicatifs appelés « straw polls ». Ces votes informels permettent d’évaluer le niveau d’adhésion autour de chaque prétendant avant toute recommandation officielle.
Les cinq membres permanents (États-Unis, Chine, Russie, France et Royaume-Uni) disposent d’un droit de veto. L’opposition d’un seul d’entre eux peut empêcher l’aboutissement d’une candidature, ce qui confère à ces consultations un poids déterminant dans l’issue du processus.
À l’issue de ces votes, le Conseil transmet un nom unique à l’Assemblée générale des Nations unies, composée de 193 États. Le scrutin final y entérine généralement la recommandation adoptée en amont, consacrant officiellement le nouveau secrétaire général pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois.
Le mandat actuel arrivant à échéance le 31 décembre 2026, les tractations devraient s’intensifier au fil des mois. Réunions bilatérales, consultations régionales et rencontres protocolaires rythmeront cette période, durant laquelle chaque soutien comptera dans l’équilibre des voix.
La désignation d’un candidat africain soutenu collectivement place la campagne dans une dimension continentale, transformant l’initiative individuelle en démarche diplomatique coordonnée.
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