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L’Union africaine déclare zéro tolérance aux coups d'État tout en maintenant le dialogue avec les régimes de l’AES

L’Union africaine déclare zéro tolérance aux coups d'État tout en maintenant le dialogue avec les régimes de l’AES

Réunis les 14 et 15 février 2026 à Addis‑Abeba pour le 39ᵉ sommet ordinaire de Union africaine, les chefs d’État du continent ont réaffirmé leur ligne doctrinale face aux prises de pouvoir par la force. Tout en condamnant fermement les changements anticonstitutionnels de gouvernement, l’organisation continentale a choisi de maintenir des canaux de dialogue avec les régimes militaires du Sahel, réunis au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES).

Réunis les 14 et 15 février 2026 à Addis‑Abeba pour le 39ᵉ sommet ordinaire de Union africaine, les chefs d’État du continent ont réaffirmé leur ligne doctrinale face aux prises de pouvoir par la force. Tout en condamnant fermement les changements anticonstitutionnels de gouvernement, l’organisation continentale a choisi de maintenir des canaux de dialogue avec les régimes militaires du Sahel, réunis au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES).

Une « tolérance zéro » réaffirmée face aux coups d’État. L’Union africaine ne compte pas céder face au vent des coups d’Etat qui souffle sur le continent. Au 39è sommet des Chefs d’États et de gouvernements à Addis-Abeba, l’UA a martelé sa position à ce sujet. 

C’est le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, qui lors de la cérémonie de clôture, a réaffirmé cette doctrine chère aux dirigeants du continent. 

L’organisation continentale, dira-t-il n’aura « aucune tolérance pour les changements de pouvoir anticonstitutionnels ». 

Ce rappel intervient dans un contexte où plusieurs pays africains sont engagés dans des transitions politiques consécutives à des coups d’État militaires. 

La fermeté affichée s’inscrit dans la droite ligne d’une tradition de l’UA qui fait du respect des normes constitutionnelles un principe central de la gouvernance du continent.

Dialogue maintenu avec les pays de l’AES

En dépit de l’aversion aux prises de pouvoir par la force, l’UA continue de suivre certaines transitions par l’intermédiaire d’« envoyés spéciaux », chargés d’accompagner le retour à l’ordre constitutionnel. 

Selon les conclusions du sommet, l’Union africaine entend maintenir le dialogue avec les régimes militaires en place dans les pays de l’Alliance des États du Sahel qui regroupe le Mali, le Niger et le Burkina Faso. 

Pour autant, l’UA refuse toute légitimation politique des ruptures constitutionnelles. Les dirigeants ont également débattu de la paix et de la sécurité, de l’intégration économique, de la lutte contre le terrorisme et du renforcement du rôle de l’Afrique dans la gouvernance mondiale. 

 

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